• Sylvain Lupari

ART OF INFINITY: Endless Future (2008) (FR)

Endless Future offre une belle balance la musique progressive et électronique tout en laissant une grosse place aux moments harmonieux

1 The Fourth Dimension 2:13

2 Endless Future 5:44

3 The Flow of Time 4:45

4 Utopia 18:47

5 Tube into Eternity 4:00

6 Warm Waterfalls 9:03

7 Age of Changes 6:27

8 The Wide End 11:36

BSC Music | 39867462

(CD 62:33)

(Progressive EM)

Avec ENDLESS FUTURE, Art Of Infinity atteint sa maturité musicale entreprise sur Dimension Universe. Toujours aussi mélodieux, le duo Thorsten Sudler-Mainz et Thorsten Rentsch expérimente une approche plus sombre et poétique dans un univers sonore sensuel et complexe. Les arrangements dramatiques surprennent et le très beau mélange des voix de Eva Wolf, Alquimia et Ann Kareen Mainz ajoute une profondeur cinématographique à une œuvre qui tergiverse entre le rock progressif planant et une musique électronique ambiante truffée de mille et une voix de sirènes abyssales.

Une lourde réverbération circulaire ornée d'un piano solitaire et d'une voix céleste introduit le court The Fourth Dimension dont la tranquillité est secouée par de percussions fracassantes et de chants hautement éthérés accompagnés d'une guitare lourde et langoureuse. Autant sensuelle que cosmique, avec la voix d'Alquimia qui se fond merveilleusement au saxophone torride de Stefan Höllering, la pièce-titre croise le monde hétéroclite d'un jeune Vangelis avec une essence de Pink Floyd. C'est beau morceau langoureusement serein qui est truffé de belles éclosions sonores. The Flow of Time est sans doute le titre le plus accessible sur ce dernier opus de AOI. Le beat est léger et il bat sur des arrangements dramatiques qui sont accompagnés d'un piano funèbre et d'un sax solitaire qui flirtent entre l'univers sombre de Kate Bush et l'élégance helvétique de Enya. Utopia est le titre épique de ENDLESS FUTURE. L'intro est spatiale et offre de multiples voix qui chuchotent entre les cordes d'un violoncelle avant qu'une pulsation semi lourde structure un rythme hypnotique. Le mouvement progresse avec force sous de bonnes percussions avant d'atterrir dans un désert tari par les souffles d'un sax errant et de voix masculines qui implorent une obscurité poétique. Un lent moment ambiant qui s’éveille avec de bonnes frappes de batteries et un sax qui se moule à une superbe guitare avant de dévier sur un rythme plus tribal. Après le planant Tube Into Eternity, la guitare de Klaus Major Heuser nous charme sur Warm Waterfalls. Un beau titre sensuel et doux trempé dans une belle atmosphère mellotronnée et éthérée avec de belles voix aussi envoûtantes que la guitare électrique. Avec Age of Changes et The Wide End nous pénétrons l'univers abstrait et hautement progressif de cet album. Les sonorités ambiantes sont lourdes et progressent lentement sur du non-rythme bruyant pour finalement se fondre à de courtes bribes mélodieuses. La voix d'Alquimia se fond très bien au sax nostalgique de The Wide End qui se veut une mélodie élégiaque avant de subir les foudres d'une orchestration lourde, métallique et minimaliste qui conclut un autre bel album de Art Of Infinity.

De beau à doux en passant par l'étrangéité de quelques structures musicales, ENDLESS FUTURE est un opus qui réussit à être aussi intrigant que mélodieux. Difficile à apprivoiser, surtout avec les deux derniers titres, il regorge de superbes moments mélodieux qui enchantent et s'intensifient à chaque écoute. En contrepartie, c'est un album qui offre une approche plus progressive qu'électronique.

Sylvain Lupari (21/12/12) ***½**

SynthSequences.com

Disponible au Art Of Infinity Music

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