• Sylvain Lupari

GERT EMMENS & RUUD HEIJ: Urban Decay (2015) (FR)

Urban Decay est un petit hors d'oeuvre pour ceux qui espéraient bien plus avec Signs

1 Urban Decay Part I 10:42 2 Urban Decay Part II 12:42 3 Urban Decay Part III 8:51 4 Urban Decay Part IV 12:28 5 Urban Decay Part V 14:27 6 Urban Decay Part VI 9:16 Emmens-Heij | EH-009

(DDL 68:26) (Netherlands School)

Une sourde implosion étend un voile de réverbérations sombres dont les pulsations enivrent une faune sonique organique. Une vive ligne de séquences libèrent des ions qui gigotent vigoureusement dans ce surréaliste décor électronique industriel où de bons arrangements, assez théâtrales, harmonisent sons, séquences et orchestrations. Avec son rythme stationnaire, orné de séquences qui papillonnent comme des mouches sur des stéroïdes, Urban Decay Part I nous amène littéralement dans les terres de Lost in the Swamp. Composé justement un peu après ce 6ième opus de Gert Emmens et Ruud Heij, URBAN DECAY est un petit hors-d'œuvre que le duo offrait à ses fans en format téléchargement tout de suite après la musique très atmosphérique de Signs. Et on retrouve avec joie cette sonorité unique au duo avec une structure de percussions, dont de très enivrants effets de crotales ici, et de séquences vivantes et agitées qui jette les bases de bon rock électronique cosmique et mou. Mou! Parce que si nos jambes ne dansent pas, nos doigts pianotent avec le mouvement agile des séquences de Ruud Heij et notre tête se dandine sur cet effet de rythme ondulatoire qui va et vient, monte et descends dans une mosaïque électronique riche en tonalités connexes où les riffs du clavier et ceux de la six-cordes dissout leurs charmes dans les harmonies de ce synthé si unique à Gert Emmens. Un synthé qui est imbibé d'un parfum de nostalgie bluesy. Si les structures de rythmes séquencés sont quasi identiques, les ambiances stigmatisent les empreintes de chaque titre. Urban Decay Part II mélange les délicieux parfums nébuleux de Tangerine Dream et de <