• Sylvain Lupari

HARALD NIES: Axial (2018) (FR)

“Axial est un retour en force pour Harald Nies qui combine avec succès de jolis thèmes mélodiques sur des rythmes de rock et dance sous des solos de synthés. Ah oui, il y a aussi une guitare ...”

1 Inorganic 8:29 2 Islands Nights 6:20 3 Roadshop 14:47 4 Escape from Earth 7:11 5 View from The Hill 7:06 6 Let´s Jam 8:10 7 Dark Fever 8:55 8 Axial 5:33 MellowJet Records|cdr-hn1801 (CD/DDL 66:35) (V.F.) (Rock & Dance EM)

Harald Nies est un des rares artistes dans le domaine du rock électronique qui réussit à combiner des thèmes mélodiques accrocheurs dans de courtes structures. Après un retrait de 2 ans, le synthésiste et guitariste Allemand revient en force avec un album puissant qui mélange à merveille le style cosmique à du gros rock pesant tout en passant par la signature de label MellowJet Records une musique lourde et danseable. AXIAL propose une mosaïque musicale de 67 minutes sans interruption où le rock, le blues et le style disco cohabitent sans écorcher les oreilles de ceux qui préfèrent un style à un autre. Inorganic amorce cet album avec une structure circulaire légèrement entraînante. On tape du pied et on roule délicatement du cou dans un décor sonique riche de ses nappes de synthés imbibées de mélodies flûtées et de ses éléments soniques qui vont et viennent comme des lueurs de sons giratoires. Mis à part ses tempos vivants, AXIAL baigne dans une multitude de nappes de synthé. Il y a affluence sur Inorganic, dont des nappes orchestrales et des brumes des années Mellotron. Les effets électroniques sont bien pensés avec des lignes de gazouillis qui vont et viennent sous formes de filaments stroboscopiques, se liant par moments à une structure saccadée. Le tempo réoriente sa fluidité en mi-parcours avec des éléments spasmodiques assez mélodiques qui tournoient dans une lourde masse de brume orchestrale. Une bonne ouverture qui nous amène à Islands Nights qui tangue entre un genre plus rock, à cause de sa lourdeur, et de danse, à cause de la légèreté dans sa spirale rotative. La musique et son élan accroche tout de suite un petit plaisir à nos oreilles. Les nappes orchestrales tombent comme des silhouettes disloquées alors que d'autres volent avec grâce et vélocité dans un environnement très musical. Même la voix fluette paraît bien dans ce décor électronique trempé de bons solos de synthé et qui nous ramène dans le temps du disco et de ces boules plaquées de paillettes et de miroirs. Les poussières de la finale se jettent dans le monstrueux Roadshop. Le rythme est de plomb avec de bonnes percussions électroniques qui martèlent le dynamisme sous un carrousel de solos aux tonalités organiques et d'autres aux tonalités plus vintage. L'oasis de sons qui entoure ce rock électronique très créatif au niveau de ses séquences, de ses effets stroboscopiques et des harmonies d'un synthé qui ne manque pas d'imagination, notamment au niveau des solos, est d'une richesse à couper le souffle. La guitare rage et emporte la 2ième partie qui devient du rock pur essence. Et alors que l'on croit le morceau terminé, un filon de séquences s'échappe et structure une très belle phase de rock électronique que l'on voudrait sans fin. Avec son essaim de séquences qui font du surplace, Escape from Earth est un passage du genre ambiant et stationnaire. Florissant sur un dense nuage de brume légèrement ondulante, le rythme s'échappe avec ce maillage de percussions et de séquences qui tapent et sautillent sans vraiment chercher une dynamique rythmique. Les harmonies sont sculptées entre les grosses larmes d'un synthé d'où s'échappent des filaments flûtés ainsi que des accords qui cherchent à estampiller une démangeaison musicale entre nos oreilles. C'est plutôt réussi! View from The Hill s'accouple à la finale avec ces nappes de synthé toujours riches en effets de violons lunaires afin de proposer un rythme lent qui est martelé lascivement par des percussions lourdes. Une splendide mélodie orientale flâne dans ce décor avec des effets de voix, disons des murmures, et des poussières d'étoiles qui ajoutent une véritable dimension de blues cosmique. Les percussions sont lourdes et bien maîtrisées comme un batteur de Rock & Blues et elles font chavirer la musique dans des intermèdes cosmiques pour les attirer à nouveau dans ce beau slow cosmique où flâne toujours cette superbe mélodie orientale. Un gros titre dans AXIAL. Let's Jam suit avec un rythme de danse. Vivant et lourd avec sa structure de basse séquence qui volent la vedette aux percussions, ce rythme de danse reste très électronique avec de bons solos de synthé plus harmoniques que du genre style libre. Dark Fever est un gros rock électronique fougueux. Les percussions et une ligne de basse fluide entraînent le rythme dans une envolée très rock lourd. Le synthé échappe des mélodies cosmiques tout en tissant d'autres thèmes mélodiques en mode staccato qui résistent à des riffs d'une guitare qui est aussi affamée pour de bons solos. Du gros rock électronique super enlevant! La pièce-titre termine ce bouillant album avec une approche plus méditative qui est toujours riche en éléments synthétisés. Un gros retour en force réussi à tous les points de vue par Harald Nies qui présente en AXIAL le plus bel album, l'album le plus constant de sa carrière. Sylvain Lupari (14/03/18) ****¼*

SynthSequences.com

Available at MellowJet Record shop

  • Twitter - Cercle blanc
  • Facebook - White Circle

© 2019 by  Synth&Sequences \ Sylvain (A.K.A. Phaedream) Lupari