• Sylvain Lupari

HOLLAN HOLMES: The Spirits of Starlight (2014)

“The Spirits of Starlight is a album splendide de rythmes ambiants ambient qui éveillera en vous les bons motifs rythmiques de Steve Roach”

1 Impulse 7:06 2 Constant Velocity 5:47 3 An Uninvited Guest 6:19 4 Enduro 7:07 5 Pale Blue Dot 6:25 6 Scattered Across the Heavens 8:45 7 The Departure 6:25 8 The Spirits of Starlight 7:09 9 The Eternal Cosmos 8:03 Hollan Holmes Music

(CD/DDL 63.11)

(Roach Pacific School)

Une autre belle trouvaille que cette fois-ci je dois à mon ami FB Mariusz Wójcik qui m'a fait parvenir la vidéo de THE SPIRITS OF STARLIGHT. Les chapelets de séquences sautillantes, très inspirées par les rythmes ambiants de Steve Roach, de même que les enveloppantes nappes de synthé gorgées de chœurs cosmiques m'avaient littéralement conquis. Un nouveau nom qui s'ajoute à cette liste de belles découvertes en 2015, Hollan Holmes est un musicien/synthésiste américain originaire du Texas. Le rock de Rush, REO Speedwagon et Journey, de même que la musique de Pink Floyd, a guidé ses premiers pas vers un groupe rock à l'aube de son âge adulte. Il découvrit par la suite la magie de la musique électronique avec Tangerine Dream, Jean Michel Jarre et Vangelis avant de vraiment trouver son style dans la musique de Robert Rich, Richard Burmer et Steve Roach. Des noms et des influences qui seront le berceau de cet. Un très bel album, très lyrique, où le Texan transcende le style nettement plus ésotérique de ses 4 premiers opus avec une nuée de rythmes stationnaires qui pétillent et scintillent comme des flammèches qui refusent toujours de s'éteindre pour renaître dans les feux d'autres tisons.

Impulse nous invite à découvrir les charmes de THE SPIRITS OF STARLIGHT avec une splendide structure de rythme ambiant où nos deux hémisphères dansent à contre courant sur une croissante ligne de séquences dont les tonalités pétillent autant qu'elles scintillent. Le rythme est linéaire et oscille avec une vélocité pleine de retenue sous de subtiles nappes de chœur et dont les harmonies fantôme sculptent un décor cosmique. Une autre ligne de séquences émerge une minute plus tard. Plus pulsatrice, elle se fond tout de même à ce décor assez éthéré et pistonne un rythme vif. Et comme un papillon sonique, l'enveloppe de sérénité astrale qui meublait l'ouverture de Impulse se métamorphose en un rythme nerveux avec des saccades vives qui papillonnent dans les spirales filamenteuses d'autres séquences dont les clignotements aussi frétillants que subtils s'égarent en de poussières stroboscopiques. Il y a une constante bataille de rythmes ambiants tout au long de cet album. Si le mouvement de séquences est parfois vif et saccadé, les nappes de synthé qui flottent en paradoxe initient d'autres structures avec leurs lentes impulsions qui redirigent le trafic des rythmes dans des zones plus ésotériques. Et c'est nettement plus apparent dans Constant Velocity qui se démarque du lot par son approche nettement plus funk/tribal. Les percussions ajoutent une nouvelle dimension à la musique de Hollan Holmes. Elles s'arriment ici, avec une séduisante pochette organique, à une ondoyante ligne de séquences qui fait papillonner ses touches dans les vents désertiques des lignes de synthé dont les lents mouvements tissent un enveloppant contraste entre rythme passif et rythme ambiant. Les vents donnent parfois l'impression de rugir, irradiant encore plus les influences de Steve Roach sur la musique de Hollan Holmes.

Nous restons toujours dans le domaine des rythmes ambiants et ce même si An Uninvited Guest est sculpté dans les ambiances du Dream, période Green Desert. Ici comme partout dans cet album, le mouvement des séquences est fluide et arbore plusieurs contrastes avec d'autres lignes évanescentes qui font scintiller des rythmes harmoniques dans de séduisantes nappes de synthé gorgées de chœurs astraux. C'est magique, comme c'est très apaisant. Enduro nage autant dans les paradoxes qu'Impulse. Les séquences sont vives et déchirent les ambiances avec de rapides coups de ciseau dans du papier de son, alors qu'une autre ligne de séquences montent et descend paisiblement afin de forger un agréable ver d'oreille rythmique. Un des autres charmes de THE SPIRITS OF STARLIGHT est cette constante métamorphose de ses structures et ce peu importe l'enveloppe du temps. Pale Blue Dot est le titre le plus orageux. Une ligne de séquences très irradiantes brillent comme une nuée de lucioles dans un bocal trop petit et dont l'oxygène se raréfie. Une autre ligne de séquences fait dandiner ses touches paresseusement, forgent deux lignes de rythme contrastant qui peu à peu s'évapore pour laisser la place à des harmonies célestes. On arrive dans la phase plus ambiante, vraiment sereine, de THE SPIRITS OF STARLIGHT, mis à part pour la pièce-titre. Scattered Across the Heavens, The Departure et The Eternal Cosmos sont des petits bijoux de musique méditative très inspirée par Brian Eno, Harald Budd et surtout Michael Stearns pour les approches très cosmiques. Ce sont de beaux moments intenses qui sont plus dans le répertoire des premiers albums de Hollan Holmes. La pièce-titre est tout simplement savoureuse. Elle mélange à merveille ces espaces très éthérés des trois titres ambiants avec des séquences vives qui montent et descendent dans les couloirs de montagnes russes astrales. C'est du pur Steve Roach, périodes Now à Empetus. Oui, toute une trouvaille que ce Hollan Holmes! Merci Mariusz. THE SPIRITS OF STARLIGHT vaut définitivement les quelques caprices de vos oreilles.

Sylvain Lupari (30/05/15) *****

SynthSequences.com

Disponible au Hollan Holmes Bandcamp

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