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  • Sylvain Lupari

JIM OTTAWAY: Beyond The Purple Sun (2019) (FR)

“De beaux panoramas sonores avec beaucoup d'ambiances cosmiques, Beyond The Purple Sun est ce qu'il y a de mieux dans la musique cosmique ambiante”

1 Celestial Rainbows 6:32 2 Lavender Moons 8:08 3 Dark Spaces 7:37 4 Birth of a Violet Quasar 10:02 5 Space Lightning 6:45 6 Secrets of the Hidden Stars 7:48 7 Beyond the Purple Sun 10:06 Jim Ottaway Music (CD/DDL 56:58) (Ambient Cosmic Music)

Musicien-compositeur à la créativité polyvalente, Jim Ottaway est autant à l'aise pour composer de la musique profondément ambiante qu'une MÉ dont les structures sont animées par de beaux mouvements des séquenceurs. Le titre de clôture, Beyond the Purple Sun est un très bel exemple. Primé aux Awards Australien, ainsi qu'au Zone Music Reporter Awards de l'an dernier où il a remporté le prix pour le meilleur album ambiant pour Deep Space Blue, le musicien et synthésiste Australien propose un 27ième opus et un 7ième de sa série ambiant-cosmique. Suivant les corridors de Deep Space Blue, BEYOND THE PURPLE SUN propose une collection de 7 titres au parfum sonore très différent qu'il a improvisé dans son studio entre 2010 et la fin 2017. D'où cette sensation de disparité entre les 7 titres. La finition fut jetée en Février de cette années avec de légers ajustements et quelques surimpressions. Le résultat est un album en demi-teinte si on cherche la médiation pure. Sinon, c'est un album d'ambiances cosmiques sculptées dans d'impressionnants panoramas où nichent quelques perles et des titres aux ambiances dérangeantes.

Une ombre sourde et des frétillements sonores ouvrent les territoires de Celestial Rainbows. Dès lors, une ample couche de couleur pastelle assaille nos sens avec un léger soupçon ocré. Ces couches dérivent comme un vaisseau égaré dans l'espace-temps. On voit un chef d'orchestre rassembler ces ondes sonores afin de les sculpter en orchestrations lunaires. On entend des tintements et autres étoiles pleurer le silence des gestes alors qu'une fine voix perdue rejoint les violons cosmiques. Une intensité s'agrippe à ce mouvement ambiant-cosmique et ambiosphérique qui indéniablement nous transporte à la porte d'un univers enchanteur, pour le peu que les tonalités et les arrangements cosmiques font partis des éléments qui nous charme. La force de du musicien Australien est de dessiner des panoramas cosmiques avec une telle précision que l'on dérive avec sa musique. Lavender Moons en est un bel exemple avec ces multiples tintements interstellaire et ces dilatations sonores qui forgent des pulsations perdues dans leurs notions. Des effets cosmiques et des vagues astrales nimbées des visions de Tomita accompagnent ce titre sans vie rythmique mais qui vit de ses couches de synthé dont les couleurs et les gracieux mouvement sont fluides comme ces prises de vue dans un océan où dansent de multiples créatures multicolores. Mais nous sommes dans le cosmos et le synthé fait preuve de créativité en éparpillant des lignes, dont les harmonies flottantes nous rappellent ces trompettes de Tangerine Dream, et des coussins à la dérive qui éparpillent des chants errants chantées par des sirènes astrales. Dark Spaces possèdent des ambiances qui dépeignent la dimension de son titre. Des effets explosent ici et là, alors que des lignes de synthé s'accrochent en s'écorchant les couleurs. Le paysage respire ces masses sonores pleines de mini explosions et des voix suspectes tentent de nous refouler aux frontières de l'impossible. Un peu comme ces sirènes dans les voyages d'Ulysse!

Space Lightning est un peu dans le même genre, mais avec plus d'agressivité dans ses effets cosmiques, ses effets sonores. Des chants étranges émergent entre le repos des tintamarres, ainsi que de longs filaments de réverbérations. On n'y dort pas! Birth of a Violet Quasar est une belle route cosmique où les vents intersidéraux sont comme des murmures qui communiquent avec les tintements des étoiles. Un léger mouvement du séquenceur inspire un rythme ambient qui tourne en boucle, développant même une vision harmonique évanescente. Encore ici, une chorale cosmique murmure des agréments de sérénité si on veut plonger dans une phase méditative. Un bon titre ambiant-cosmique riche de ses lignes et de ses fredonnements poétiques. Secrets of the Hidden Stars accroche de dynamiques impulsions à ses ambiances. Les vents, les effets moirés des réverbérations et les arrangements à la Alan Parsons ajoutent couche par-dessus couche à des turbulences qui sont plus apprivoisables que dans Dark Spaces et Space Lightning. La longue-pièce titre clôt un album ambivalent dans ses structures et visions avec une belle ondée sonore qui irradie les quelques secondes de son introduction. Des effets de jeux vidéo ornent une introduction qui pousse avec un beau ballant du séquenceur et de son rythme ambiant ascendant à la Berlin School. Des filaments d'arpèges scintillent en suivant un tracé papillonnant sphéroïdal dans une intense structure qui, je le souhaite, pourrait être le présage du prochain album de Jim Ottaway. C'est trop fort pour BEYOND THE PURPLE SUN, un bel album dont les éléments divergents au long de ses 57 minutes en font sa force. Finalement…J'ai passé une belle heure de découverte sur BEYOND THE PURPLE SUN.

Sylvain Lupari 13/05/19 ***½** SynthSequence.com

Disponible sur le site Bandcamp de Jim Ottaway

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© 2019 by Alexandre Corbin for Synth&Sequences \ Sylvain (A.K.A. Phaedream) Lupari

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