• Sylvain Lupari

Joystick The Landing (2022) (FR)

Du bon psychill qui flirtent avec le concept de la vision dystopique des années 80

1 The Landing 5:13

2 Two Stars 4:32

3 Metamorphosis 4:18

4 Into the Sun 4:29

5 Entanglement 3:54

6 Moon Landscape 3:39

7 Another Path 5:04

8 Carousel 4:20

Synphaera Music

(DDL 35:31)

(Ambient beats, Psychill, cinematic)

Dans l'univers du psytrance ou du psychill, un album comme THE LANDING est considéré comme de la musique ambiante (sic!). Joystick est la dernière trouvaille de Synphaera Music. Et autant vous le dire d'emblée; ce n'est pas un album au diapason atmosphérique. Cet album propose des rythmes lourds, portés par de puissantes lignes de basses pulsations bourdonnantes, qui ne sont pas vraiment conducteur pour danser, pour bouger. C'est de la transe ou du psychill pour neurones qui font partie de la panoplie des styles de musique électronique (MÉ) que Nikola Vukovic tâtonne depuis une 20taine d'années. Le musicien Serbe est en effet mieux connu dans son pays sous les alias de Sarmati et Xpound où il a réalisé quelques albums téléchargeables de style goa et transe progressive au milieu des années 2010. THE LANDING est un album plutôt court qui flirte avec un univers cinématographique inspiré par la science-fiction, on peut faire quelques parallèles ici avec le genre Blade Runner ou The Matrix, dans des univers dystopiques. Offert uniquement en format téléchargeable 24 bits, ce premier album de Joystick sur le label californien propose 8 titres construits sur des paramètres quasi identiques avec des structures de rythmes flottantes qui sont aussi entrecoupés de paysages atmosphériques avant de renaître avec une fougue légèrement renouvelée.

Des accords de clavier cristallins tintent en ouverture de la pièce-titre, irradiant un fond sonore caramélisé dans un bleu cobalt. L'alternance dans les tintements des arpèges crée une délicate mélodie ambiante dont la résonnance se fond à un décor qui laisse flotter une onde de synthé plus sibylline. Élégiaque, cette ouverture se fait harponner aussitôt qu'à la première minute par une ligne de basses pulsations qui expire de sourds grondements dans une structure de rythme pour piétons qui aiment flâner. La mélodie resplendit toujours un peu plus, faisant même cavalier seul dans un passage atmosphérique autour de la 3ième minute. Cette courte phase met en relief ces nappes de synthé dont la vision dystopique flirte avec le genre de Vangelis dans