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  • Sylvain Lupari

LOOM: 300 003 (2016) (FR)

Loom est peut-être la seule et unique alternative au départ soudain de notre cher et regretté Edgar Froese

1 Below the Playfield 6:54 2 Bit Byter 4:23 3 Time Scanner 4:44 Moon LTDCD-005

(Spotify 16:01) (E-Rock)

Après une absence de 2 ans, Loom effectuait un retour tant sur scène, le 5 Mars dernier pour un concert au UFA Fabrik à Berlin, qu'en musique. Pour l'occasion de ce concert, la machine Loom mettait en vente un 3ième E.P. sobrement intitulé 300 003. Et comme 200 002, il était disponible qu'en édition limitée de 500 pressages qui ont quasiment été tous vendu à ce concert. J'ai été chanceux, mon ami Vic avait une copie pour moi! Chanceux car j'ai été ainsi en mesure de constater le cheminement de Loom dont l'empreinte de Johannes Schmoelling transcende la fougue de notre cher Jerome. Et cela s'entend dès les premières mesures de Below the Playfield, un très bon titre avec une ambiance quasi tribale...

De petites notes flânent sur les ombres d'un lourd woosh avant qu'un carrousel d'ions séquencés tournoient avec les délicatesses des harmonies qui nous rappellent autant Flashpoint que Le Parc. Un synthé lance des harmonies sifflotées qui roulent en boucles sur ce lit de séquences sautillantes. Des percussions se joignent à un fond de basse, amenant Below the Playfield dans une phase de rock électronique tandis que le synthé charme tout autant avec des harmonies qui sont maintenant lointaines. De Flashpoint à Mars Polaris, Below the Playfield travaillent notre ouïe avec un paquet de références à Tangerine Dream, des années Schmoelling à celles de Jerome Froese. Ces références suivent les courbes évolutives d'un titre qui exploite au maximum ses 7 minutes. Notamment lorsqu'une ligne de séquences sautille sur un convoyeur, structurant une rythmique légèrement spasmodique et des percussions frénétiques qui rappellent le TD avec Iris Camaa. Les synthés crachent autant d'harmonies tisseuses de vers d'oreille que des solos torsadés et de longs soupirs de détresse qui font duel avec les solos de guitare fragmentés de Jerome. Très bon titre! Aussi lourd que Below the Playfield, Bit Byter débute avec des vagues séquencées qui perdent leurs ondulations dans des nappes de synthés qui giclent comme des chœurs astraux. L'enveloppe sonique est très dense avec de très bons arrangements et un refrain électronique très accrocheur qui épouse la structure de percussions et séquences qui est assez saccadée. C'est correct! Le rythme sec et la mélodie restent collés à nos tympans pour un bout de temps. Time Scanner change autant de formes que Below the Playfield. Si le début est sculpté dans une approche de ballade morose qui pleurniche sur un bouillant lit de percussions, le titre débloque sur un bon rock symphonique après un petit passage ambiant. La griffe de Johannes Schmoelling est imprégnée sur ce titre qui crache des harmonies du temps de Logos sur une structure de rythme qui n'en est aussi pas si loin.

300 003 a tous les ingrédients pour satisfaire les fans de Tangerine Dream et de Loom. Du bon rock électronique plein de flashes qui nous fait sourire et dire que Loom est peut-être la seule et vrai alternative au départ soudain de notre cher et regretté Edgar Froese.

Sylvain Lupari (25 Avril 2016) *****

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