• Sylvain Lupari

PERCEPTUAL DEFENCE: Journey of Illusions (2021) (FR)

Ce dark ambient Journey of Illusions s'articule autour de 6 mouvements où l'on peut ressentir ses différents niveaux émotionnels

1 First Illusion

2 Second Illusion

3 Third Illusion

4 Fourth Illusion

5 Fifth Illusion

6 Sixth Illusion

Perceptual Defence Music

(DDL 80:52)

(Dark ambient Berlin School)

Perceptual Defence a connu toute une année pandémique avec 4 albums, dont 3 collaborations avec Syndromeda et Robert Rich, et un album solo, Resilience Suite, où il délaissait ses panoramas d'ambiances sombres pour nous offrir du bon Berlin School. Enregistré en concert au Musart Studio à Rome (Italie) le 8 mai 2021 dans le cadre du Nick's International Virtual Garage en streaming, JOURNEY OF ILLUSIONS est complétement différent. Ce concert improvisé tourne autour du thème Illusion avec 6 mouvements où on peut ressentir les différents niveaux émotionnels de JOURNEY OF ILLUSIONS.

Ça débute avec des vagues d'ondes sonores s'amenant de loin et dont le chevrotement peut nous induire en erreur. Ce que je pensais être une tempête de souffles poussés à travers des vuvuzelas n'est que mouvement de fronde tonale où le niveau des réverbérations monte et descend, selon l'amplitude du mouvement. Pourtant, les arabesques bourdonnent comme si elles étaient propulsées par des milliers d'abeilles géantes. Mes oreilles me trahissent rarement. Les ambiances du célèbre Utopia, Born From Chaos, de Bernd Kistenmacher fomentent le trouble dans ce First Illusion. Ce premier passage est gonflé d'une vie rythmique bouillonnante qui en fait son charme. La seconde illusion nous arrive autour de la 14ième minute et nous plonge dans l'univers de l'ambiant ténébreux, le Dark Ambient, avec toute la panoplie des effets chtoniens (souffles creux, nappes de voix rauques et bruit de fond dérangeant) qui nous transporte sur une douzaine de minutes. Third Illusion s'extirpe de ce long passage ténébreux pour faire jaillir une courte phase plus translucide où le mystère demeure entier derrière ces cliquetis d'objets non-identifiables qui ont tôt fait de rappeler que les ambiances noires de Second Illusion sont l'apanage de JOURNEY OF ILLUSIONS. Les bourdonnements au cœur du mouvement deviennent des ombres réverbérantes qui inspirent les synthé à puiser au fond de leurs réserves afin de mieux faire paraître les ambiances plus Méphistophéliques de cet album. Et si on aime entendre ces drones (bourdonnements), ils sont très intenses dans l'ouverture de Fourth Illusion qui nous conduit vers un passage où les bruits peuvent indisposer. C'est un peu la tempête avant le calme chaleureux qui nous attire vers le concert d'oscillations de Fifth Illusion. Ce mouvement propose les tonalités électroniques d'antan avec ces va-et-vient continus, courant sur une autre masse sonore qui nous rapproche des ambiances de Pink Floyd du temps de DSOTM. Les nappes qui se sont insérées derrière ce mouvement de frénésie ambiant nous enveloppe dans un voile de souvenirs qui trahissent mon âge. Un excellent mouvement dans cet album qui se conclut dans une confusion des sens lorsque les oscillations manquent de vapeur analogue autour de la 62ième minute. Le silence entoure des voix éparpillées dans une phase invisible qui joue sur l'émotivité de Gabriele Quirici dans la manipulation de son clavier. Les nappes sont élusives et propagent des vagues d'ondes, tantôt émotives mais souvent monocordes, poussées par les secondes jusqu'à 10 minutes plus loin lorsqu'éclate un tumulte pondéré, histoire de rappeler à la foule virtuelle que l'