• Sylvain Lupari

PHROZENLIGHT: Dreamland (2006) (FR)

Updated: Apr 12, 2020

Les 70 minutes de Dreamland tissent une musique très relaxante qui pourrait vous aider à atteindre les terres des rêves immobiles

1 Spirit Is Traveling Far Into the Caves Of Dreamland 17:04

2 Dreamscapes 15:56

3 Endless Morphing 16:04

4 Mare Infinity 19:39

Phrozenlight Music

(DDL 68:45)

(Deep Ambient EM)

Phrozenlight est une figure montante de la MÉ et un personnage très attachant! J'ai eu l'occasion de chatter avec lui lorsque je téléchargeais un de ses albums. C'était l'époque où sa musique était disponible gratuitement sur son site web. Bien avant la venue de Bandcamp. De toutes les définitions que j'ai entendues pour expliquer ce qu'est la Musique Électronique, je crois que la sienne est la meilleure. C'est une trame sonore d'un rêve sans mouvements. Humm… quelle définition! Et combien vrai cela peut-être si on aime le genre ambiant à la Brian Eno et autres artistes qui créent une musique ambiante, sans séquenceurs ni batteries électroniques ou encore sans ces impulsions électro-magnétiques des ondes de synthétiseurs. La musique de Phrozenlight, à tout le moins ici, appartient à cette catégorie de trame sonore d'un rêve sans mouvements.

Phrozenlight est le projet d'un rêveur Néerlandais; Bert Hulshof. Il fait sa musique chez lui avec des équipements informatiques. C'est ce qu'on appelle musique électronique numérique. Un genre snobé par les artistes puisque n'importe qui, sans aucune formation musicale, peut en faire et que le son reste plutôt froid. Ses influences sont Tangerine Dream, Klaus Schulze, Hawkwind, Ashra Temple et Adelbert Von Deyen. Il affectionne le côté très ambiant et très flottant de la musique analogue des années 70, et DREAMLAND est tout à fait le reflet de ses premières passions. C'est très ambiant et cosmique avec de lents mouvements qui sont à la dérive dans un néant cosmique. Quatre longs titres qui sont en suspension et qui voyagent au travers un cosmos nébuleux. Un peu comme si l'on flotterait dans un dôme en état d'apesanteur. Un rêve mortel où les sons en gravités sur la voie lactée tournoient à la vitesse d'une tortue sortant d'un cratère lunaire. C'est atmosphériquement anesthésique et c'est très fidèle aux odes papales lunaires des premiers Pink Floyd et Tangerine Dream. C'est long si on a le goût de bouger ou de voler sur les attaques du séquenceur et de ses lignes entrecroisées, mais c'est relaxant si l'on veut rejoindre la terre des rêves immobiles.

Bon, c'est gratuit et ça vous permet de découvrir les facettes de la MÉ atmosphérique. Ce que l'on nomme; la musique ambiante. Et les quelques 70 minutes de DREAMLAND tissent une musique très relaxante. On ne conduit pas son auto, encore moins un jet supersonique! Encore aujourd’hui, il est possible d'obtenir de la MÉ à des prix plus que très raisonnable sur le site Bandcamp de Phrozenlight. Et il y a de la musique plus animée et poussée par des séquenceurs.

Sylvain Lupari (29/03/06) *****

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