• Sylvain Lupari

STAN DART: Supernova (2018) (FR)

“Voici est un autre solide album de Stan Dart qui démarre les activités 2018 de SynGate Wave du bon pied”

1 Duality 9:11 2 Zero G 8:26 3 Supernova 8:16 4 Seed of Life 12:48 5 Supernova (Video Mix) (Bonus track) 4:02 6 Zero G (Alma Drone Mix) (Bonus track) 4:31 SynGate Wave SD04

(CD-r/DDL 47:17) (EDM, E-Rock, Ambient)

Richard Hasiba est vite devenu un pilier très important pour la division Wave du label Allemand SynGate. Celui que l'on a découvert pour sa collaboration avec Alien Nature, l'album Accelerator en 2015, a vraiment embrayé en 4ième vitesse avec son album concept Ecclesia paru en Juin dernier. SUPERNOVA est un E.P. d'une quarantaine de minutes (sic!) que le musicien Autrichien offre en contribution pour l'ouverture du nouveau planétarium ESO Supernova situé près de Munich, à Garching plus précisément, en Allemagne. Et comme on sait que Stan Dart affectionne une MÉ vivante qui est plus près de la Synth-Pop, je tente de faire un lien entre la musique de SUPERNOVA et la vocation astronomique de ce nouveau planétarium. Mais débutons plutôt avec la format haute résolution de 24 Bits que SynGate offre sur sa plateforme de téléchargement Bandcamp. Superbe initiative! Le son attaque nos oreilles avec une précision et une force inouïes, que l'on peut aisément comparer avec les 2 titres en prime offert à l'achat de cet EP que je qualifierais plutôt d'album avec sa longueur de 39 minutes, et même plus avec les 2 titres additionnels qui allongent la durée de 8 minutes. Oui oui, mais la musique? C'est aussi bon que le son peut être top notch!

La créativité et la recherche tonale de Stan Dart est aussi minutieuse que très magnétisante. Serti sur de bons effets percussifs et de bonnes percussions entraînantes, Duality donne le ton avec un bon mid-tempo qui se danse plutôt bien. Le décor est bariolé de nappes chétives qui gémissent comme des chats cosmiques alors que des arpèges donnent du tonus à un rythme qui nous fait sautiller sur place, les idées bien plantées dans l'espace. C'est du bon rock, avec une présence assez Funk je dirais, où les éléments d'une musique créée de toutes pièces par synthés et séquenceurs donnent des phases de répit à de vieilles jambes devenues molles. Zero G est divisé en deux parties. Ses 4 premières minutes sont tissées dans des éléments d'ambiances où des voix cosmiques et des arpèges tintant comme un xylophone en verre unissent leur diversité sous une pluie de beaux solos de synthé très harmoniques. Une intensité accroit son emprise sur l'ouverture ambiosphérique de Zero G, annonçant une montée rythmique qui éclate avec une 2ième partie lourde et vivante qui n'a rien à envier au meilleur de Moonbooter, ou encore Jean-Michel Jarre dans ses quelques flash lumineux de ses albums Électronica. La version Alma Drone Mix privilégie le rythme très endiablé, je crois que ça frappe plus fort, de ce 2ième mixe. Parlant Jarre, la pièce-titre se nourrit de ses influences avec une vision très cosmique sur un rythme de danse soutenu. Encore ici, les solos de synthé dominent une longue structure de musique de danse. Sa version Vidéo Mix est juste plus écourtée et on peut l'entendre ici sur le site web de Stan Dart. Des éléments d'ambiance cosmique gravitent tout autour des rythmes de SUPERNOVA. Et ils dominent dans Seed of Life. De courtes phases rythmiques respirent ici et là, ajoutant une dimension plus musicale à cette nuée de bourdonnements sombres qui flotte avec de lentes oscillations dans un mouvement linéaire. Des nappes de voix et des explosions feutrées excitent les sens autant que les états embryonnaires des rythmes réorientent les couleurs des ambiances qui passent du sombre à une toile plus translucide et moins intimidantes à mesure que Seed of Life atteint la porte de l'infini.

Le lien?! Eh bien Stan Dart réussit à forger un univers cosmique autour de ses rythmes qui prennent des proportions stupéfiantes sur les 2 titres en bonus. Les nombreux solos de synthé surprennent avec cette approche de Berlin School fouettée par de bons rythmes qui ne sont pas trop éreintant pour nos tympans. À ce niveau, Richard Hasiba réussit à faire la juste part des choses. C'est en écoutant attentivement la pièce-titre que le déclic s'est fait. Par la suite je n'ai plus cherché à vraiment comprendre. Un bel album qui démarre les activités 2018 de SynGate sur le bon pied.

Sylvain Lupari (18/01/2018) *****

SynthSequences.com

Available on SynGate Bandcamp

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