• Sylvain Lupari

TANGERINE DREAM: Destination Berlin (1989) (FR)

Du plus haut au plus bas! Comment Froese et Haslinger peuvent avoir une chute de talent, en si peu de temps?

1 Alexander Square (LP Version) 4:50

2 Emperors Castle 2:10

3 Hitchhikers Point 5:00

4 Brandenburg Gate 3:25

5 Wall-Street 3:16

6 Peacock Island 3:25

7 Down The Avus 4:40

8 Midnight In Bear City 4:25

9 Berlin Summer Nights 4:17

10 Alexander Square (Reprise) 2:00

CD BMG 260 440

(CD 37:29)

(Soundtrack, New Age)

Du plus haut, avec Miracle Mile, au plus bas, DESTINATION BERLIN. Comment Froese et Haslinger peuvent avoir une chute de talent, en si peu de temps? Vrai que cette trame sonore n'était pas distribuée en Amérique, mais elle démontre drôlement l'instabilité créatrice de Tangerine Dream. Composé spécialement pour la première mondiale de Imagine 360, un projet qui permet l'installation de caméras aux angles de 360 degrés à Berlin Ouest, près de Gedächtniskirche, cet album était destiné a créer les ambiances pour les spectateurs plantés au milieu du cinéma à regarder un film sur l'histoire de Berlin. Si le projet fonctionnait rondement à ses débuts, le cinéma était fermé 1 an plus tard alors que DESTINATION BERLIN lui survivait. Aujourd'hui, il est connu pour être le pire album TD. Les 10 titres présentés défilent de façon monotone. Un disque flat, sans vie, qui vise les mêmes séquences et mêmes modulations, sans chercher à nuancer les tons. Une musique morne, typique des hauts parleurs de métro, d'épicerie. Des roulements de tambours, des séquences faciles, des nappes synthétiques anémiques, bref Froese & Haslinger n'ont pas versé dans l'originalité.

Un gros roulement de tambour soulage l'intro aseptique de Alexander Square. Tout au long, on y entendra la même mouture, les mêmes chœurs, les mêmes accords revenir pour boucler les 4:50. Faible. Et c'est à peu près pareil sur tout l'opus. Si des thématiques mélodieuses sont présentes, elles sont simplistes et manquent d'intensité, comme les faibles percussions de Hitchhikers Point, considéré comme le hit de l'album. Certes, ça bouge, mais l'attrait synthétique est froid et manque d'implication, comme si le duo ne l'a fait que pour l'argent. Mais encore là, la jeune génération flip sur les percussions rotatives, les mêmes maudites percussions, que se pointent sans rapport, tout à fait gratuitement. Sur cet album, Froese & Haslinger abusent des thématiques mélodieuses, comme des percussions tape à l'oreille, des synthés enveloppants et des chœurs aux montées émotives. Tout pour émouvoir, sans savoir. En fait, Froese & Haslinger (pas méchant comme nom) ont abusés de tout, sauf de talent. Si vous l'avez tant pis, sinon tant mieux.

Sylvain Lupari (14/03/07) *****

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