• Sylvain Lupari

ANDY PICKFORD: Adagiometry Vol. 4 (2016) (FR)

“On arrive à la fin de cette série orchestrale et je dois dire que la majeure partie de ce Volume 4 est assez agréable et cache un bon titre. Comme dans chaque volume de cette série”

1 Adagiometry No. 4 (Home) 5:30 2 The Enigmastist 6:25 3 Hearts in the Rain 7:29 AD Music | AD184 (DDL 18:51) (Orchestral, cinematographic EM) Ce 4ième opus de la pentalogie Adagiometry débute dans l’esprit de sa pochette avec un Adagiometry No. 4 (Home) très philharmonique. Une horde de violons synthétisés étend un mouvement très lent qui enveloppe la fragilité des délicats arpèges d’harpe et des fines harmonies flûtées. C’est beau, très cinématographique (il y a plein d’images de films touchants qui me viennent en tête) et surtout hyper romantique. Ces instruments à cordes jettent du lest pour The Enigmastist dont l’approche électronique s’effectue avec une ligne de séquences qui ondule comme un serpent stroboscopique. Des percussions tambourinent un genre de transe morphique aborigène alors que des nappes de chœurs injectent une approche harmonique sibylline. Le tout se métamorphose en une très belle mélodie électronique qui allie la synth-pop à une splendide ballade très accrocheuse où Andy Pickford martèle ses clefs avec ce désir incisif de nous faire basculer de l’autre côté de la mélancolie. Des nappes de violons, de cors et de voix angéliques cernent ce très beau mouvement finement saccadé dont la très grande beauté nous fait oublier son côté rose-bonbon. Très beau! Hearts in the Rain respecte en tout point le principe d’adagio qui entoure la très grande majorité des compositions de cette série. Le mouvement est lent, même s’il est secoué par des attaques de percussions. Ça fait penser à du Alan Parsons et du Mike Batt qui, à leurs débuts, savaient charmer avec un judicieux mélange de rock et d’orchestrations. Les nappes de violons montent en intensité, accrochant au passage une mélodie cinématographique dans nos oreilles, et en symbiose avec une approche plus rock où s’insurgent des solos de guitare électrique. Plus on avance dans la série Adagiometry et plus l’approche orchestrale dévoile son emprise. Un bon E.P. qui est légèrement supérieur au 3ième volet et avec un titre qui nous ronge les émotions pour un bon bout.

Sylvain Lupari (31/12/2016) ***¼**

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