• Sylvain Lupari

GLENN MAIN: Into the Blue (2015) (FR)

“C'est un bel album où les fans de Jarre seront sur un terrain connu et ceux de Glenn Main découvriront son meilleur album à ce jour!”

1 Deep Within 5:16 2 Dusty Rider 3:24 3 Crying 4:24 4 Fun Fare 3:32 5 In the Mood for Flow 3:57 6 Promethium 4:25 7 Mother Boah 4:58 8 Deep Ocean Blue 3:24 9 Synthetic Opera 3:34 10 Pulsing Resonance 4:30 11 Animalistica 3:58 12 Goodbye Friend 4.32 ADMusic | AD143CD

(CD 49:54) (Cosmic Synth-Pop and Electronica)

Un synthé siffle, avec un timbre un brin flûté, sur les vestiges d'une ombre bourdonnante dont les brillances et les impulsions font tinter des carillons et sautiller des accords errants. C'est de ce contraste qu'une ligne de séquence résonnante fait osciller et danser des ions dans une figure de rythme électronique qui nous attire irrémédiablement dans l'univers du berceau des influences de Glenn Main. Deep Within infiltre nos oreilles avec un hymne électronique nettement plus mélodieux qu'enlevant. Le synthé souffle des solos qui roucoulent sur une ligne de séquences dont les douces oscillations sculptent un rythme qui ruent comme les plus paisibles de Chronologie. Très cartésien dans son approche, Glenn Main aménage un décor sonique qui se situe près des galaxies sans pour autant tourner le dos à un genre musical qui effleure un synth-pop et qui cherche ses repères dans l'Électronica. Sans réinventer son style, qui pige entre Oxygene et Chronologie tout en passant par Revolutions, et avec une approche nettement plus peaufinée, Glenn (Henriksen) Main offre sans doute avec INTO THE BLUE son plus bel album à date. Pour son 2ième album sur le label Anglais AD Music, le synthésiste de la Norvège signe une belle collection de 12 titres qui est une véritable machine à tubes, à hymnes électronique. Et rassurez-vous, les influences et surtout les empreintes de Jean-Michel Jarre y sont omniprésentes. Et Glenn Main s'en sert d'une bonne façon en mélangeant analogue et numérique. En mélangeant admirablement les deux pôles, Oxygene et Chronologie, dans une enveloppe harmonique qui porte plus sa signature que celle du synthésiste Français.

Dusty Rider se colle à la finale de Deep Within pour offrir un rythme plus nerveux. Le maillage des séquences et des percussions, très boîtes à rythmes analogues, donnent une profondeur très enlevante à un rythme qui assoit aussi une belle mélodie simpliste; le principal attrait de l'album. Chaque titre possède sa mélodie velcro. Comme dans Crying et son clavier qui défile ses notes sur des séquences bondissant légèrement dans des nuages de brume astrales dans une enveloppe sonique qui carbure aux ambiances cosmiques de Jarre sans vraiment trop s'en imbiber. Fun Fare est aussi séduisant que Dusty Rider. Le synthé lance des beaux solos harmoniques alors que le rythme tremble dans les airs d'une mélodie très accrocheuse. Des parfums d'Oxygene, pour les percussions en crotales, et de Revolutions, pour le rythme et les harmonies, emplissent nos oreilles ici. Et c'est encore plus captivant sur Promethium, de loin le plus beau titre ici, avec son rythme cosmique des années Oxygene. L'approche Électronica est très présente avec des titres comme Mother Boah et Pulsing Resonance et avec le savoureux down-tempo qu'est In the Mood for Flow; un beau titre aux ambiances très Chill. Synthetic Opera fait très Chronologie avec des belles nappes de chœur, tout comme Animalistica et son rythme ambivalent qui déroule ses courbes et saccades sous une nuée de couinements et de bruits animaliers de tous genres. Il y a des titres doux aussi. Comme le très lunaire Deep Ocean Blue, qui est une belle romance cosmique avec un synthé très mélancolique, et Goodbye Friend qui termine cet album avec une belle approche Vangelis.

Je suis assez d'accord avec le guide de presse lorsqu'il mentionne que ce deuxième album du synthésiste Norvégien à paraître sur le label Anglais AD Music est son plus achevé à date. Les compositions sont bien structurées et Glenn Main étonne avec une fascinante maîtrise d'un genre que plusieurs se sont casser les dents, dont lui-même, à force de vouloir trop imiter leur idole. Honnête, très musical et bourré de beaux moments, INTO THE BLUE est l'album qu'il faut écouter si on veut entrer dans l'univers de Glenn Main.

Sylvain Lupari (05/06/15) ***½**

SynthSequences.com

Disponible chez AD Music

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