• Sylvain Lupari

RICHARD BONE: Anthology (2013) (FR)

C'est une très belle compilation de MÉ mélodieuse où Richard Bone a fouillé dans les souvenirs de ses œuvres les plus accessibles

1 Waters of Assiyah 5:39 

2 In Japa 4:11

3 Outside the Incrimination Field 4:28

4 The Inland Sea 3:55

5 A Column of Glyphs 4:30

6 Vesperia Pt 3 6:46

7 Beginning to Fade 3:53

8 By Any Other Name 5:43

9 Aquaville 5:59

10 Imperial Glide 5:37

11 Amorita Dive 4:48

12 Always Drifting Down 6:07

13 My Pretty Debris 4:15

14 Zumaphile Shift 5:16

15 Father of Pearl 6:26

16 (You Are) Essence of Diamond 6:35

17 Unknown Waters 5:56

18 A Silent Season 5:07

19 Fractal Ashes 3:47

20 47 Youth St 6:33

ADMusic |DDL AD123

(DDL /2CD-R 105:21)

(A blend of New Age and eclectic EM)

Le printemps! Quelle bonne période de l'année pour partir à la découverte de cette douce et onirique compilation de Richard Bone. Fuyant les étiquettes pour s'établir dans un style de MÉ des plus diversifiées, le synthésiste Américain, qui a livré un bel opus de musique organique ambiante en Serene Lives of Microbes en 2006, ouvre les voutes de ses souvenirs dans une compilation de ses œuvres les plus accessibles. Disponible en format téléchargeable (on peut aussi l'obtenir en CD-r), via la plate-forme du label Anglais AD Music, ANTHOLOGY risque de décevoir ceux qui attendaient une œuvre ambiante aux couleurs abstraites. Toujours imprévisible, c'est plutôt dans le jardin de son introspection que Richard Bone a décidé de puiser 20 fines perles musicales, tirées de sa collection d'albums sur son label Quirkworks. ANTHOLOGY respire de ses 20 mélodies qui errent dans des structures ambiantes, voire un brin abstraites, des down-tempo lunaires et des doux jazz orgasmiques qui charrient nos émotions comme le temps en apaise leurs incompréhensions.

Après une intro soufflée par des brises flûtées, Waters of Assiyah dépose une fine structure de fusion jazz et lounge dans le creux de nos oreilles. Une délicate mélodie s'agrippe à des arpèges de verre dont le combat entre leurs tonalités échoïques, résonnantes et limpides stimule une harmonie susurrée à nos oreilles avec une telle suavité que l'on en redemande. Et, fidèle à sa marque de commerce très éclectique, Richard Bone étonne avec cette stupéfiante approche clanique qui tambourine finement sur une séduisante ligne de piano, traçant ainsi les grandes lignes d'un séduisant rendez-vous musical avec un compositeur qui n'a pas peur d'égarer son style dans un univers aux milles enchantements. On retrouve ces odeurs de jazz bercés dans de doux mid-tempo sur des titres comme Outside the Incrimination Field et ses brises vampiriques, les entraînants Amorita Dive et Zumaphile Shift, alors que 47 Youth St se déhanche langoureusement sur un suave down-tempo aux odeurs de doux jazz. De belles ballades comme Aquaville et Always Drifting Down ont plus des tendances de lounge- ballades. In Japa est une séduisante berceuse morphique illuminée par des accords de verres qui tintent dans l’ombre de délicates notes d'un piano de cristal, tissant une douce ambiance de rêverie et de mélancolie. Une douce pulsation d'une ligne de basse secoue le mouvement des carillons qui flottent dans les souffles de suaves chœurs séraphiques. C'est un doux morceau où l'ambiant et le New Age se rencontre avec harmonie comme sur The Inland Sea et ses notes de koto qui résonnent dans des souffles ambiants, où chantent des oiseaux qui roucoulent sur les ondulations de furtives pulsations tissées dans des tonalités qui sonnent comme une sombre guitare de cowboy solitaire.

On retrouve aussi dans ces décors lunaires et méditatifs des titres comme A Column of Glyphs, le très beau et Vangelis Vesperia Pt 3, le sombre et très pensif My Pretty Debris, le tranquille Unknown Waters qui flotte sur ses souffles noirs et ses discrètes orchestrations. Si A Silent Season détonne avec son approche lyrique acoustique, on croirait entendre du Steve Orchard. Beginning to Fade n'est pas en reste avec ses voix étranges qui chantent sur un rythme aussi flou que ses voix, mais animé par moments d'un down-tempo morphique. By Any Other Name suit avec un langoureux down-tempo cosmique. L'approche mélodieuse est brodée dans les étoiles. Imperial Glide est une autre belle ballade cosmique avec une approche tribale et cinématographique qui joui d'une très bonne orchestration, comme le superbe Father of Pearl… quel titre! Vient ensuite le très entraînant et hyper mélodieux (You Are) Essence of Diamond et son essence africaine ainsi que Fractal Ashes qui est par contre plus sombre.

Depuis le temps que l'on connait la magie de David Wright, faudrait bien reconnaître son talent pour dénicher des compositeurs et des musiciens qui sont capables de surfer sur ses empreintes tant mélodiques que mélancoliques et sur des ambiances lunaires où les rythmes comme les ballades épousent les formes de leurs fantaisies. Et c'est toute l'histoire derrière cette très belle compilation de Richard Bone. ANTHOLOGY s'écoute comme avoir une étonnante complicité avec la vie, et ce peu importe ses moments. C'est doux et rêveur, sombre et mélancolique, animé et ambiant. Bref, toutes nos contrariétés enrobées dans une texture musicale qui répond aux ambitieux critères du label AD Music. Très bon!

Sylvain Lupari (18/04/13) ***½**

SynthSequences.com

Disponible au AD Music Shop

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