• Sylvain Lupari

SYNDROMEDA: Connected! (2014) (FR)

Un peu plus audacieux que d'habitude, Connected! possede toutes ces petites choses qui plaisent à l'oreille tout en écoutant de la bonne vieille MÉ

1 The Smell of Fear 17:08 2 They Live in the Black Hole 13:31 3 Into Temptation 12:16 4 Inside That Thing! 16:19 5 Syndromeda's Soundpool 9:37 Syngate | CD-r SS20

(CD-r/ DDL 68:52) (Sequencer-based style and dark ambient Berlin School)

Faut voir la pochette pour comprendre toute la signification de ce dernier album de Danny Budts. Les fils de sa bête lui rentrent dans la tête! Et c'est un peu beaucoup cela l'univers de Syndromeda. Il faut aborder la musique du synthésiste Belge avec une bonne ouverture d'esprit. Faut voir la musique avec ses oreilles ou l'entendre avec ses yeux. C'est selon. Il faut accepter d'y voir ses couleurs et d'entendre ses formes s'embrouiller et se frotter dans un univers surréaliste. Et CONNECTED!, comme la très grande majorité des œuvres de Syndromeda, c'est l'univers de la MÉ et de ses infinis possibilités.

C'est par la voie des vents intersidéraux que The Smell of Fear tente une approche entre nos oreilles. On reconnait d'emblée la signature musicale de Syndromeda avec ces multiples pépiements et ces murmures d'une autre dimension qui assaillent la paisibilité des brises cosmiques et de ces vagues qui les enroulent délicatement. Ça beau être ambiant que le territoire semble marqué par une subtile odeur d'inconfort. Des ions moqueurs se mettent à sautiller un peu après la barre des 6 minutes. Leurs tonalité organiques dégagent aussi ce parfum de psychédélisme cosmique qui rôdent souvent dans les œuvres de Danny Budts. Ces ions sautillent et batifolent avec leurs ombres alors que des lignes de synthé nasillardes infiltrent la danse passive des séquences avec des brises moirées et des ébauches de solos torsadées. Si délicate et imprécise, la structure du rythme de The Smell of Fear gonfle sa pression avec des séquences basses qui accentuent et alourdissent une cadence, toujours aussi passive, qui se gorge d'une fusion de séquences et dont les pépiements et les vifs pas lourds débouchent vers une finale où la brève fluidité du rythme se perd dans les confins du cosmos. Après une autre intro ambiant-cosmique, qui entoure en fait les 5 titres de </