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  • Sylvain Lupari

VARIOUS ARTISTS AD MUSIC: E-Scape 2016 (2016) (FR)

Plus tranquille que son chapitre précédent, E-Scape 2016 est encore une autre grande compilation de ce label qui vise toujours l'excellence

1 First Things First (Modal Electronics 002 Demo)-Barry Neilsen 3:56 2 Constellation-Translunar 5:35 3 What Oak Trees Remember-The Glimmer Room 8:09 4 Deaf Four Longer-Stephan Whitlan 11:39 5 Breath (Modal Electronics 002 Demo)-Barry Neilsen 3:51 6 Incognito-Ian Boddy 9:14 7 Flying Over (Instrumental Mix)-Andy Pickford 7:03 8 On the Edge of Existence-Bernd

Kistenmacher 7:16 AD Music ‎| AD170CD

(CD/DDL 56:43) (V.F.) (England School-Cinematographic Ambient)

Le prochain festival E-Scape arrive à grands pas et dans le but de mettre les oreilles en appétit le label AD Music lance un album compilation qui regroupe des titres inédits des artistes qui seront présents à ce festival qui aura lieu au The Cut Arts Centre à Halesworth, Angleterre, le 11 Juin prochain. Premier constat! La musique sur E-SCAPE 2016 est nettement plus ambiante, plus éthérée, que sur le tout premier E-Scape 2015. Deuxième constant! Une autre excellente compilation bien structurée avec une demi-douzaine de joyaux de MÉ.

Barry Neilsen, qui ne sera pas du festival, ouvre le bal avec le très atmosphérique First Things First (Modal Electronics 002 Demo). Un artiste inconnu pour moi, la revue de presse souligne avec raison l'influence de Vangelis sur les très cosmiques élans de Barry Neilsen qui offre une approche nettement plus dramatique avec le calme et sombre Breath (Modal Electronics 002 Demo). On aime? On peut découvrir son talent sur You Tube! Toujours est-il que le calme First Things First (Modal Electronics 002 Demo) met la table au fougueux rock électronique de Translunar. Un autre artiste qui m'était inconnu, Translunar est visiblement inspiré par Jean-Michel Jarre et Andy Pickford. Très entraînant, Constellation est une belle surprise avec ses boucles oscillatrices qui se chamaillent avec de bonnes percussions fébriles dans une ambiance assez cosmique. Le rythme est contagieux et serti d'une très belle mélodie assez vampirique tissée dans un synthé sobre mais très efficace avec un dialogue électronique qui sépare le courant mélodique. On accroche tout de suite. Eh que ça fait plaisir de renouer avec de la nouvelle musique de mon ami Andy Condon. Celui qui a marqué ma vie à jamais avec l'énorme I Remain revient après une trop longue absence avec un superbe titre qui porte la signature très unique de The Glimmer Room. What Oak Trees Remember est un monument de désespoir mes amis! Des brises de synthé un peu moroses et austères étendent un climat de sombre mélancolie alors que des cliquetis épuisent la précision d'un métronome. Des larmes de clavier sculptent ces mélodies fragmentées si chères à ce climat de grisaille de The Glimmer Room percent le voile de tristesse des souffles du synthé dont les lents élans dressent une valse éthérée. La perception d'un grand chêne qui se souvient d'une flore verdoyante est omniprésente, tant que l'on retrouve son sourire sur notre visage lorsque le soleil irradie maintenant les ambiances avec un beau chant de flûte qui dessine le flot d'une douce rivière dont la pureté des eaux danse avec les rayons du soleil. Beau et saisissant! J'espère une suite et surtout un nouvel album de The Glimmer Room.

Tranquille est ce E-SCAPE 2016! Deaf Four Longer épouse les courbes de la sérénité de What Oak Trees Remember avec une très belle introduction ambiocosmique où les chants du synthé bercent autant nos oreilles que les étoiles qui émiettent des pépiements cosmiques. Cette délicate berceuse onirique s'évapore à la porte de la 4ième minute alors que Stephan Whitlan étoffe une structure de rythme dont les ions séquencés bondissent à l'unisson et répondent à leurs ombres dans une structure de rythme aussi vivante que lourde. Le synthé dégage des solos harmoniques assez spectraux, un peu comme des ondes Martenot mais dans un esprit aussi mélodieux que vivant. Cette course rythmique s'éteint aussi après 4 minutes alors que Deaf Four Longer reprend ses esprits dans un climat plus atmosphérique. Après le dantesque et Vangelis Breath (Modal Electronics 002 Demo), Ian Boddy nous offre un titre qui est dans la plus pure tradition du répertoire Arc/Redshift, ombres méphistophéliques en moins. Le rythme incertain palpite à tâtons dans les tumultes de percussions métalliques avant de prendre des élans plus soutenus qui servent de base à une mélodie fantomatique d'un clavier et de ses accords légers. Un autre bon England School que refera surement surface dans un concert d'Arc et/Redshift. Même si j'ai un faible notoire pour les musiques de The Glimmer Room, Ian Boddy et Bernd Kistenmacher, la palme de la plus belle pièce de E-SCAPE 2016 revient sans aucun doute à cette superbe ballade d'Andy Pickford, Flying Over (Instrumental Mix). Un titre qui nichait sur l'album Jera (2012), il est remixé ici (j'imagine sans paroles) avec un splendide chant de sirènes cosmiques qui aurait même détourner le destin d'Ulysse. Superbe! Mon côté tendre et romantique en voudrait des douzaines comme ça. Bernd Kistenmacher conclut cet autre belle compilation du label AD Music avec un titre symphonique dramatique qui est à la grandeur de ses récentes parutions. Dénué de rythme, On the Edge of Existence n'en demeure pas moins intense avec une enveloppe musicale qui pige un peu dans le répertoire de Celestial Movements et Paradise. Encore une fois du grand Kistenmacher dans une grande compilation dont chaque seconde est bien pensée. J'ai hâte d'entendre ce E-Scape 2016 dans son format virtuel. Avez-vous votre billet?

Sylvain Lupari (10/06/16) ****½*

SynthSequences.com

Disponible chez AD Music

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© 2019 by Alexandre Corbin for Synth&Sequences \ Sylvain (A.K.A. Phaedream) Lupari

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