• Sylvain Lupari

ALBA ECSTASY: Albastru Infinit Vol. 1 (2019) (FR)

Updated: Jul 29, 2019

“C'est un album correct qui devrait plaire aux fans d'Alba Ecstasy, ainsi qu'aux fans des longs exercices de créativité spontanés de Klaus Schulze en concert”

1 Albastru Infinit: Point Blue 10:58 2 Albastru Infinit: Infinite One 15:56 3 Albastru Infinit: Infinite Two 17:32 Alba Ecstasy Music (DDL 44:27) (Minimalist Berlin School)

Alba Ecstasy est en mode réflexion sur sa productivité. Son débit d'un album par mois reflète son état d'esprit qui est de ralentir sa machine à inspiration, comme il se plait à la nommer. Mais ce qui ne l'empêche pas de relever d'autres audacieux paris, comme ce projet intitulé Albastru Infinit. En fait, l'aventure débutait par une idée spontanée (out of the blue) de Mihail-Adrian Simion qui composa 3 longs titres qu'il nommait sur l'inspiration du moment. Albastru Infinit sortait de ses studios pour atterrir sur Bandcamp le 11 février. Un fan d'AB trouvait la musique tellement belle qu'il lui a dessiné une autre pochette. Et une autre… et une autre. Au total il lui a offert 6 pochettes que le musicien Roumain a finalement conservé afin d'offrir 5 autres volumes de musique à Albastru Infinit. Ainsi naquit ALBASTRU INFINIT Vol I. Le principe est très connu des fans du musiciens avec 3 longs fleuves sonores minimalistes qu'Alba Ecstasy décore des plus beaux atouts de son inspiration spontanée. Une note et son écho! Une autre et son écho. Albastru Infinit: Point Blue débute avec ces notes qu'AB attache en une série répétitive, forgeant un rythme électronique pour neurones imaginatives. Le mouvement est fluide, mais sans pesanteur. En fait, c'est comme des flocons de neige qui chantent en virevoltant dans le vide et par la suite sur les ondes de strates peintes en bleu. Peu à peu, un fascinant staccato de pépiements pétillent sur des voies de brouillards d'où sortent de sombres échos de réverbérations. Les nappes de brume deviennent plus intenses alors que le mouvement des cuicuis harmoniques augmente la cadence de ce rythme improbable qui sert de prétexte à ce décorateur sonore qui injecte des murmures de sirènes intergalactiques se métamorphosant en solos sur un lit statique qui s'agite au son de ses pulsations fictives. Après une introduction très éthérée, Albastru Infinit: Infinite One s'enfuit de son jardin pour méditation avec un rythme pulsatoire qui bat en saccades, comme un train fou, avec une série de séquences qui prennent l'apparence d'une séries de riffs percussifs saccadés. Le rythme est donc vif! Des basses pulsations/percussions rendent encore plus attrayant ce mouvement rapide et sec du séquenceur qui roule à fond la caisse sous une pléthore de solo de synthés, tous aussi acrobatiques qu'esthétiques, et une série d'arpèges évanescents qui tintent avec une vision plus mélodieuse. La vision d'un Klaus Schulze contemporain est à portée d'imagination dans cette structure qui ralenti un peu la cadence lorsque des gazouillis électroniques se greffent à cette portée de séquences dans un environnement plus cosmique. Albastru Infinit: Infinite est un titre ambiant qui éclot avec des lignes de réverbérations et des strates mélancoliques qui valsent avec une délicate approche mélodieuse. Flirtant entre des aires de chants célestes et des solos faramineux, ces nappes possèdent aussi une essence Schulzienne et transportent l'auditeur aux portes du cosmos des années Moondawn. Construit d'une façon spontanée, ALBASTRU INFINIT Vol I. est un album honnête qui devrait plaire aux fans d'Alba Ecstasy, ainsi qu'aux fans des longs exercices de créativité spontanée de Klaus Schulze en concert. Beaucoup de séquences et de solos, c'est le royaume de l'EM! Sylvain Lupari 02/04/19 *****

SynthSequences.com

Disponible au site Bandcamp d'Alba Ecstasy


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