• Sylvain Lupari

BEKKI WILLIAMS: Edge of Human (2005) (FR)

Très cinématographique et joliment charmante, la musique d'Edge of Human vous transportera au pays des rêves et des romances

1 Amber Dawn (Twilight Mix) 7:55 2 First Light (The Awakening) 5:38 3 Firewalk 3:37 4 Ephemeris 3:05 5 Where Times Collide 2:01 6 The Azmara Variations 4:33 7 Ever-Changing Calm 3:51 8 Xanthe's Garden 4:21 9 The Human Edge 6:07 10 Amber Dawn (Original Version) 6:26 AD Music | AD44CD

(CD/DDL 47:42) (Symphonic lively EM)

J'étais bien curieux de découvrir la musique de Bekki Williams; une artiste du catalogue anglais AD Music qui nous a fait découvrir d'excellents artistes avec un style d'E-Rock symphonique avec une fine essence cosmique comme David Wright, Robert Fox, Callisto et Code Indigo ainsi que des artistes plus mélodieux, plus conservateurs comme justement Bekki Williams. EDGE OF HUMAN est un album léger et très mélodieux. C'est à la limite du New Age avec des mélodies toutes roses qui charment dans de luxuriantes orchestrations. Sauf que Bekki Williams évite les pièges de la facilité pour offrir un doux mélange d'une Enya un peu bohème, sans les vocalises, d'un Vangelis pompeux avec de bonnes orchestrations, d'une Suzanne Ciani pour le côté romantique et de Yanni pour des structures aussi vivantes que joviales. Vous aurez deviné que ce n'est pas un album spécialement dédié aux amateurs de MÉ du genre progressive ou de Berlin School, encore moins pour ceux qui aiment les longues structures sombres et sinueuses. Mais si certains d'entre vous, apprécie un style plus fluide et plus romanesque, vous serez pleinement satisfaits de découvrir ce EDGE OF HUMAN; troisième album de Bekki Williams.

De flottantes lignes de synthé jumelées à une douce chorale onirique ouvrent les charmes de Amber Dawn et de ses fins arpèges aux sons d'une guitares et de ses notes finement pincées. On sent les rêves de nomades berbères sur une intro très genre Enya avant qu'une délicate structure spasmodique fait tournoyer des séquences chevrotantes dans des claquements de mains. Deux intros pour le prix d'une, alors le rythme passe en mode techno rêveur à la Yanni avec un rythme rotatoire qui est martelé de bonnes percussions électroniques et caressé par les douceurs d'une guitare romantique et de belles orchestrations. First Light est une belle ballade électronique assez intense, genre cinérama où les deux amants se retrouvent après moult aventures, sur un rythme pesant, nous ne sommes pas loin du down-tempo, et de lourdes nappes philharmoniques qui respirent la magie des légendes des peuples des sables. Si on aime les ballades, vous serez bien servi avec le très séraphique Ephemeris et ses violons pleurant dans des chœurs à la Enigma. The Azmara Variations est une autre belle ballade qui s'inspire plus du genre de First Light avec un synthé aux arômes de flûtes arabes romanesques et de belles orchestrations à faire fondre un iceberg. Firework présente une structure planante avec de denses violons qui soupirent dans un concert pour cordes traînant sur de bons roulements de percussions symphonique. Le rythme est lent, voire ambiant, un peu comme Mezzanine, avec de courts passages plus intenses. On dirait une trame sonore pour films d'espionnage Perse. C'est assez original et c'est assez près de Vangelis.

Where Times Collide est aussi intense que très court avec des arrangements et des chœurs qui emmitouflent une structure en staccato. Là aussi, c'est très cinématographique. Le côté technoïde de Ever-Changing Calm est tout à fait inattendu. Le rythme est vif, assez saccadé et supporte une mélodie chantée par de bonnes orchestrations. Xanthe's Garden tempère les ambiances avec une belle ballade assez animée où le coté romanesque est assumé par les riffs d'une guitare et un synthé aux souffles de flûtes orientales. Une belle pièce enjouée, toujours emmitouflée par de bons arrangements, et un rythme tribale qui me fait penser à du bon Yanni. Ça nous conduit à The Human Edge qui est aussi une belle ballade d'un genre synth-pop des années 80. La version originale de Amber Dawn nous offre une autre structure de ballade très rêveuse, méditative et poignante. Et ça nous plonge aussi dans ces structures philarmonique-ballades de Yanni. Ce n'est pas douloureux, ça s'écoute assez bien et notre blonde nous trouve un petit côté très romantique!

J'étais curieux, et je n'ai pas été déçu puisque je m'attendais un peu à ce genre musical de Bekki Williams. Mais pas peut-être aussi bon, quoique je suis très mouilleur de yeux lorsque c'est trop romantique. Assez agréable, l'univers de la musicienne anglaise repose sur de belles compositions. Si le cœur de ses harmonies repose sur de très belles orchestrations, parfois un peu trop à l'eau-de-rose, les rythmes restent assez surprenants lorsque Bekki Williams se laisse tenter par son côté un peu plus animé. EDGE OF HUMAN est un bel album pour ceux qui affectionnent le genre mélodieux et dramatique avec des rythmes légers qui sont bercés par de belles orchestrations. Et si la beauté musicale prime sur la complexité de la MÉ, il vous plaira assurément. Et si vous êtes plutôt du genre Berlin School ou électronique progressif, il faudra jeter votre dévolu ailleurs. À moins qu'une petite soirée romantique avec votre belle au bois dormant ne soit prévue.

Sylvain Lupari (03/09/14) ***½**

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