• Sylvain Lupari

LENSFLARE: Pleiades (The Destiny and the Love) (2020) (FR)

Dans sa structure de panorama cosmique qui voit défiler ses comètes sifflantes, Pléiades est un voyage dans une des phases les plus intenses de Lensflare

1 Alcyon (Dangerous Hidden Kisses) 5:42

2 Atlante (My Eyes met Yours) 5:23

3 Elettra (Trust in Me) 5:18

4 Maia (Time Freezes) 6:18

5 Merope (Loving You makes Me free) 4:18

6 Taigete (Will She come Back) 5:44

7 Pleione (The same kind of Love) 4:17

8 Celeno (Lil pink Princess) 5:24

9 Asterope (My real First Time, was with You) 5:24

Lensflare Music (DDL 47:51)

(Psybient, Berlin School)

Pour son dernier album, Andrea Lensflare Debbi nous offre une musique plus personnelle qui est inspirée des Pléiades. Il a pris le temps nécessaire pour concevoir PLEIADES (The Destiny and the Love) dont les 9 étoiles ciblées ont fait rejaillir leur brillance sur une des phases les plus intense de la vie du compositeur italien. Avec un temps moyen de 5 minutes et des poussières, l'univers de cet album exploite cette vision de psybient qui veillait en retrait sur Mysticum Entheogena, donnant une teinte qui nous interpelle sur le sens; phase la plus intense de sa vie!

Un remous bouillonnant sert de base aux diverses orchestrations et aux nombreux jets flottants d'un synthé pourvoyeur aussi de nombreux effets sonores. Des arpèges volètent dans le background, tissant un rodéo qui aura plus de vigueur avec ces séquences qui vont et viennent sur les gargouillements des remous. Dans sa structure de panorama cosmique qui voit défiler les comètes sifflantes et qui admire les scintillement de ses étoiles, Alcyon (Dangerous Hidden Kisses) vous donne une idée des prochaines structures de PLEIADES (The Destiny and the Love). À l'intérieur des multi-couches de synthé entrecroisées avec de la colle et flottant comme des amants repus et des effets sonores concepts comme totalement abstraits, ces duels de rodéo cosmique entre les arpèges et les séquences sont de tous les combats dans les sphères d'ambiances de cet album. Tantôt fluides comme absents, ils agrémentent les larmes soporifiques du synthé dans le très ambiant Atlante (My Eyes met Yours) et ils contrôlent un peu plus la destinée de Elettra (Trust in Me) dont les nappes de voix ne peuvent rien contre une structure nettement plus vivante, mais trop en retrait pour instaurer sa dominance. Maia (Time Freezes) étend son emprise avec une mer agitée de vagues dont les réverbérations gargouillent sous des nappes trop fluides dans cet espace ambiant. C'est vraiment le premier psybient de PLEIADES (The Destiny and the Love), mis à part pour les effets percussifs du précédent titre, avec un effet de rafale qui vont et viennent, tel des jets stroboscopiques, dans une structure tapageuse conçue pour cet étrange langage venant de la mer. Merope (Loving You makes Me Free) renoue avec la vision romanesque de Lensflare. On dirait une étrange marche nuptiale avec une ribambelle d'arpèges et de séquences qui donnent une texture harmonieuse, mais pas trop, à un titre qui s'éteint brutalement pour renaître avec Taigete (Will She come Back). Un titre vivant, avec un cercle de séquences en série qui chante autant et tourne en ritournelle sous un ciel peint des différentes étreintes musicales du synthé. Sans les attaches du psybient, la musique de ALD coule avec plus de musicalité et d'harmonies, comme dans ce bon rock cosmique qu'est Pleione (The same kind of Love). Entre les deux frontières; ambiantes et rythmiques, Celeno (Lil pink Princess) s'entortille dans son décor psybient pour ressortir en un autre bon rock cosmique arqué sur une série de pulsations. Les effets sonores dominent dans ce titre qui est intéressant pour la curiosité des tons. Asterope (My real First Time, was with You) conclut ce dernier opus de Lensflare avec ce banc de réverbérations projetant les ombres sombres qui nourrit les structures de PLEIADES (The Destiny and the Love). Des ondes de synthé morphiques qui grimpent paresseusement ses ondulations comme ces vaisseaux errant dans le cosmos pas trop loin de Pink Floyd, si on se fie à ces notes qui font tellement Pompéi. Un titre tranquille où s'ajoute inlassablement une de ces couche de sédiments sonores qui sont aussi le berceau des ambiances d'un album fait pour ceux qui aiment le son et les lents mouvements endormitoires du psybient. Sauf que l'on ne dort pas ici…

Sylvain Lupari (01/03/20) ***½**

SynthSequences.com

Disponible au Lensflare Bandcamp

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