• Sylvain Lupari

STEVE ROACH: Immersion: One (2006) (FR)

Après ces années à essayer de m'habituer, cette musique accompagne désormais régulièrement la route vers mes dodos

1 Immersion :One 73:40

Projekt Records PRO 181

(CD/DDL 73:40)

(Immersive ambient music)

Je vais aller droit au but; je n'aime pas vraiment la musique ambiante. Pour moi, la plupart des albums se ressemblent et manquent totalement de relief. En quelques années, j'ai appris à apprivoiser le genre grâce à la musique de Klaus Schulze, Michael Stearns et Steve Roach. De la musique ambiante et atmosphérique avec de la profondeur et de l'émotion. C'est ainsi que j'ai découvert de grands albums et surtout la musique de Steve Roach, grâce à la collaboration de Sam Rosenthal qui est le grand manitou de Projekt Records; un label américain qui a produit plusieurs albums de Steve Roach dans les dernières années. C'est avec son aimable collaboration que j'ai découvert ses plus grands albums, ceux qui sont passés sous les radars. Roach caresse l'ambiant, le tribal et l'atmosphérique comme Éole caresse ses nuages. Pourtant sa carrière a débuté sur des mouvements séquencés assez mouvementés. Je pense à Now, Traveller, Empetus, le sublime Stormwarning et plus récemment Core, Life Sequence et quelques autres. Et là quand je dis mouvementé…j'y reviendrai.

IMMERSION: ONE est le premier d'une série d'albums dont le nombre reste à déterminé. Immersion : Two devrait sortir sous peu. Je crois que c'est fait au moment où vous lirez ces lignes. Bah! On lit le titre, et on comprend tout! Immersion : One est un long fleuve tonal où la vie respire que par notre volonté d'y accéder. La musique sur est l'égal de son titre. En fait, peut-on appeler cela de la musique? Je me questionne énormément car ici la vie musicale est comme un randonneur sifflant un paisible air par un soir assez frisquet du mois d'Aout. On voit ses empreinte par les buées qu'il dégage, comme ces ondes de synthé flottant comme un solitaire banc de brume qui change de couleurs, d'intonations et de variations dans ses bourdonnements flottant. On doit écouter Immersion : One avec cette volonté d'être immerger dans les vagues stériles de son auteur. C'est l'immersion du corps, de l'esprit et de sa détermination dans un linceul de sons qui devient une symphonie atone. La musique est douce, linéaire et quasiment monotone où il ne se passe pas grand-chose. C'est, comme dirait ma Lise, de la musique invisible…Il n'y a aucun rythme, ni aucune mélodie. Juste des strates éthérées d'une musique profondément relaxante qui peut vraiment nous guider vers la relaxation, ça c'est assuré, et même le sommeil. Il est recommandé d'écouter à bas volume et j'avoue que je ne comprends pas pourquoi. Mais je l'ai fait sans constater quoique ce soit de différents entre les deux modes. Pour ceux qui aime l'ambiant, le calme et les caresses d'un rêve inavoué. Pour ceux qui aime Steve Roach…

Sylvain Lupari (15/08/06) *****

SynthSequences.com

Disponible au Projekt Records Bandcamp

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