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  • Sylvain Lupari

TANGERINE DREAM: Tangerine Dream Plays Edgar Froese ‎– The Epsilon Journey (2008) (FR)

Vous cherchez un hommage? Vous recherchez le meilleur héritage qu'Edgar aurait pu laisser? C'est celui-ci

1 Traffic of Silence 6:25

2 Vault of the Heaven 5:32

3 Daluminación| 8:46

4 Lightcone 6:48

5 Timanfaya 5:50

6 Tropic of Capricorn 5:03

7 Dalinetopia 7:51

8 Stuntman 5:06

9 Metropolis 5:55

10 Daliesquador 8:59

11 Drunken Mozart in the Desert 9:17

12 Pinnacles Part One 8:31

13 Scarlet Score for Mescalero 5:27

14 Hamlet 11:00

15 Maroubra Bay 9:35

16 Pinnacles Part Two 6:22

17 Heatwave City 5:52

18 One Night in Space 9:22

19 Serpent Magique 11:06

20 Leviathan 9:22

Eastgate ‎– 007 DVD

Eastgate - 040 CD en 2009

(2CD/1DVD 155:56)

(Berlin School)

Comment dire...Nous les fans de Tangerine Dream sommes des extra-terrestres! Vivons-nous sur une autre planète? La question mérite d'être posée car c'est avec consternation que je constate le peu de remous que crée la mort du vieux renard argenté. Je me demandais par où commencer. Il y a tant à dire. Vrai que j'ai toujours eue une oreille critique face à certaines œuvres du TD qu'Edgar Froese a carrément mis en dépendance face aux nouvelles technologies depuis l'arrivée des synthétiseurs et séquenceurs numériques dans les années 80. Mais c'était le cri de la faim! La faim pour ce que Tangerine Dream, Edgar Froese et ses magnifiques albums solos des années Aqua à Stuntman, m'avaient insidieusement mis dans les oreilles. Mais j'ai toujours respecté l'homme. Sans Edgar Froese, que serait le visage de la MÉ aujourd'hui. Klaus Schulze n'est pas la réponse à tout. Sans Froese, il n'y a pas de TD. La MÉ n'aurait pas le visage qu'elle a aujourd'hui. Edgar a complètement démocratisé cet art en lui apportant une vision harmonique et rythmique, on aura beau ne pas d'accord, qui lui manquait carrément. J'ai fais mon deuil. Ça été aussi long que tourmenté, surtout depuis que ce vieux bougre s'était mis à me faire rêver avec sa fichue Sonic Poem Series et dernièrement son Quantum Years. Je savais qu'Edgar c'était juste endormi. Mais voilà, il ne se réveillera plus! Que reste-t-il de son héritage? Des centaines d'albums mes amis. De la musique à se rendre boulimique. Des DVD. Beaucoup de DVD. Et, comme un homme en peine d'amour qui regarde les vidéos de sa blonde jusqu'à ce toutes les larmes aient fui son corps, j'en ai regardé. Les vieux comme les nouveaux. Ce que j'ai maudit à l'époque, je le chéris aujourd'hui. Pas toujours été d'accord! Oh que non! Linda Spa et son saxophone qui apporte foutrement rien à la musique du Dream. Iris Camaa et ses percussions qui semblent dicter l'allure de ses mains et non le contraire. Non...Pas toujours été d'accord. Mais là étrangement, ça va.

Enregistré dans le cadre du fameux festival de MÉ Hollandais; le E-Day du 13 Avril 2008, TANGERINE DREAM PLAYS EDGAR FROESE - The Epsilon Journey est le plus bel héritage, le plus actuel où l'on voit un Edgar encore en grande forme interprété avec sa gang de jeunes loups quelques uns de ses meilleurs titres. Malgré de grands absents de Aqua et de Epsilon In Malaysian Pale, le setlist demeure impressionnant. Mis à part Hamlet, qui est très bon en passant, et les 3 derniers titres, tout est d'Edgar. Et là, pas de doute, la gang à Froese joue pour vrai. Les prises de vue semblent d'ailleurs avoir été tournées afin de dissiper tous doutes possibles. C'est bon? Mieux! C'est un coup de nostalgie où l'on saisit toute la dimension du personnage. Sur une solide performance du groupe et de très belles interprétations, oui oui vous avez bien lu, (OK j'ai détesté que Linda Spa joue du sax sur Lightcone, Stuntman et Metropolis... C'est écrit là!) le DVD présente de beaux vidéo d'un Edgar traînant son sourire et un petit clavier dans un désert ou sur une plage. C'est un savoureux clin d'œil à sa période Stuntman, de même que le vidéo de l'époque de Three Bikes in the Sky. On y voit un Edgar serein et en grande forme avec des courtes capsules vidéo qui se fondent aux prises de caméra du concert. Un concert bien filmé en passant avec un bel éclairage et de bonnes prises de vue qui ne font aucun doute sur les habiletés de quintet. Étonnement, et ça passe assez bien, les images sont majoritairement rendues en noir et blanc ou en sépia, donnant un cachet assez particulier à ce concert qui utilise avec justesse ses nombreuses images de synthèse. Les interprétations sont savoureuses (bof on oublie le saxophone) et la vieille musique d'Edgar (quelle version de Metropolis!) prend un bon coup de jeune. Et on voit notre cher Edgar sourire constamment, comme étant fier de transmettre sa philosophie, son héritage à un Thorsten Quaeschning qui n'en demande pas tant. Bref, la totale. Les points forts? Ils sont plusieurs. Drunken Mozart in the Desert est un rendez-vous à ne pas manqué. Idem pour la solide prestation de Bernhard Beibl sur One Night in Space et Leviathan. Le duel des deux guitaristes est un bon moment dans Hamlet, qui est foutrement meilleur sur la prestation DVD qu'en audio. À ce niveau, je vous recommande bien plus le DVD que la version audio qui semble manqué de punch. Mais nous ne sommes pas à une controverse près dans la monde du Dream, Non?! Mais peu importe, vous cherchez un genre de tribut à ce grand homme. Ne cherchez plus et procurez-vous ce DVD. La musique et les images d'Edgar n'auront si jamais bien vieillies. Et lorsque vos oreilles croiseront cette mélodie infernale qui rôde comme un piège à fous dans Drunken Mozart in the Desert, vous comprendrez tout.

Le plus bel hommage en musique pour Edgar! Une partie de sa musique, de lui-même est ici dans ce TANGERINE DREAM PLAYS EDGAR FROESE - The Epsilon Journey

Sylvain Lupari (30 Janvier 2015) *****

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