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  • Sylvain Lupari

DARSHAN AMBIENT: Lingering Day: Anatomy of a Daydream (2017) (FR)

“C'est comme un Best of Darshan Ambient tant ce large éventail de styles cache quelque chose qui accroche l'âme, qui donne des frissons à notre peau”

1 Snowflake 4:55

2 Silver 5:12 3 Arc of Angels 3:50

4 White Calm 7:48 5 Mover 4:47 6 Erroneous 3:57 7 The Seven Sleepers 4:13 8 The Lost Hunter 6:46 9 Bee's Fade 6:15 10 Hand in the Clouds 3:42 11. Kissing Crust 3:34 12 Umbra 4:11 13 The Seven Sleepers Part 2 5:12 14 Lingering Day 6:34

Spotted Peccary | SPM 2405 

(CD/DDL 71:03) (Melodic, mid-tempos, Ambient, New Age)

Ah … La musique de Darshan Ambient! À chaque fois que je reçois un nouvel album du musicien de San Francisco, je me demande: Comment se fait-il que je n'écoute pas aussi souvent sa musique? Douce et poétique, sauvage et indocile la musique de Michael Allison flotte comme une plume caressant l'autre côté de notre âme tout en prenant bien soin de marquer nos oreilles de sa tonalité unique avec un ou deux, parfois même 4 ou 5, titres qui nous émerveillent. Des titres qui sont comme du bon bouillon de poulet pour l'âme. LINGERING DAY: Anatomy of a Daydream est le 10ième album de Darshan Ambient sur le label Spotted Peccary. Et ma foi, on dirait un Best of…tellement cet album est bourré de titres accrocheurs. La palette de styles est plutôt impressionnante avec, toujours et encore, de belles ballades aussi séraphiques que morphiques, des moments de contemplativité avec des paysages d'ambiances et un mélange de rock avec une saveur d'Électronica. On y trouve même un titre chanté qui plaira assurément aux fans de Genesis, période Peter Gabriel quoique des fois on jurerait que c'est Phil Collins.

C'est dans un esprit de Noël que débute cette belle aventure en 14 chapitres soniques. Dans un décor de féerie sonique, Snowflake s'amuse à nous faire sourire avec des éclats carillonnés. Les bruits blancs qui tambourinent prestement dans le décor et qui s'accrochent aux vacillements des cerceaux qu'il faut imaginer, ajoutent une profondeur jusque-là inconnue dans le répertoire de Darshan Ambient. Une belle ballade humidifiée par des effets de psybient. Il en résulte en un bon mid-tempo avec une guitare, unique de sa tonalité, lançant des harmonies qui flétrissent dans ce décor mais qui restent gravées entre nos oreilles. Silver est mon premier coup de cœur! Un clavier dérobe mes pensées avec une délicate ritournelle qui virevolte dans de très beaux arrangements orchestraux. Un petit crescendo s'installe avec la langueur du violoncelle qui amplifie une ambiance très mélancolique que des carillons ornent avec de petits tintements cristallins. Le rythme qui vient est lent mais fortement imprégné d'émotions. Des nappes de voix angéliques ajoutent un autre couche d'émotivité, chatouillant même les poils de mes bras qui songent à se dresser. Mais cette ballade interstellaire se tait. Un court instant! Mais juste assez pour me sortir encore de mes rêves et de donner plus de tonus à ce carrousel allégorique pour âmes solitaires. Arc of Angels est aussi en mode ballade électronique. Une ballade un peu plus rock à la A Trick of the Tail, mais chantée par Peter Gabriel…ou Phil Collins. Si au début ça fait un peu bizarre, on s'y fait tant l'introduction est de soie.

White Calm dévoile un beau paysage d'ambiances à la Erik Wollo avec des accords de guitare qui étayent une mélodie spectrale dans un univers de glace. Et la roue tourne! On revient à des rythmes plus vivants avec Mover et ses percussions qui trépignent comme une gigue de dix pieds dans une canette de bière. La sérénité des nappes de voix et de violons fait contraste avec une structure qui flirte un peu avec de l'Électronica statique, contrairement à Kissing Crust qui flirte même avec la Dance Music. Erroneous fait partie des belles ballades avec violons pleureurs. Une touche de Jazz infiltre les ambiances, mais pas autant que dans The Lost Hunter, un superbe titre de Jazz aux odeurs de Blues avec une guitare magique sur un rythme lent et langoureux. Superbe! Plus en mode sibyllin, The Seven Sleepers est aussi une ode à la sérénité. Umbra, le très sombre et troublant Hand in the Clouds et Lingering Day sont aussi des moments de plénitude avec un décor Méphistophélique très prenant à la finale de la pièce-titre. Bee's Fade propose un rythme très entraînant avec une danse tribale du Moyen-Orient. The Seven Sleepers Part 2 est mon 2ième solide coup de cœur de cet album. Le rythme est lent et gagne en intensité puisque superbement matraqué par des percussions agiles et nerveuses. Toujours rêveuse, la guitare lance des harmonies qui flottent comme des solos errants.

Comme vous pouvez le constater, j'ai été ensorcelé par cette macédoine de styles qui pimente les douces ambiances de LINGERING DAY: Anatomy of a Daydream. Darshan Ambient n'a pas son pareil pour ennoblir son style New Age aux quatre coins d'un univers musical où une palette de styles s'interconnecte avec une fascinante symbiose. Les mélodies sont belles, la guitare nous cisaille les émotions et la musique nous colle avec un plaisir coupable dans notre aire d'écoute comme à nos écouteurs. Un grand album de belle musique que moi et ma Lise avons dévoré de A à Z.

Sylvain Lupari (02/11/2017) ****½*

SynthSequences.com

Disponible au Spotted Peccary Bandcamp

© 2019 by Alexandre Corbin for Synth&Sequences \ Sylvain (A.K.A. Phaedream) Lupari

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