• Sylvain Lupari

DAVID WRIGHT: Sines of Light Vol. 1 (2009) (FR)

Sines of Life offre une musique splendide jouée en concert par David Wright avec Ian Boddy et Klaus Hoffmann-Hoock dans un CD rempli à ras bord

1 September Dawn 4:51

2 Cassini 14:04 (Live USA Gatherings 2007)

3 Walking with Ghosts 12:01 (Live at the AD Music Festival 2007)

4 Beyond Paradise 7:44 (Live at the Fisher Theatre, UK 2008)

5 Just an Illusion 9:49 (Live at the Fisher Theatre UK 2008)

6 Sines of Life 6:44

7 State of Bliss 11:54 (Live at the Fisher Theatre, UK 2008)

8 3 a.m. 3:04 (Live at the AD music Festival 2007)

9 All Good Things 8:27

AD Music AD69CD

(CD/DDL 78:38)

(England School, Melodious, E-Rock)

J'ai toujours eu un faible pour la musique de David Wright. Que ce soit en solo, ou avec Code Indigo et Callisto, ou avec Ian Boddy ou Robert Fox, sa musique est toujours venue chercher cette corde sensible qui anime mes émotions. Sa musique reflète le caractère particulier des paradoxes émotifs qui animent chaque être humain; soit elle est sereinement mélodieuse ou étrangement troublante. Mais peu importe les facettes, elle est souvent touchante. SINES OF LIVE Vol. I marque la fin d'une époque. Après cet album, et comme décrit dans le livret de 20 pages, le musicien Anglais veut tourner la page et entreprendre autre chose. Ainsi, SINES OF LIVE Vol. I, et Vol. II, sont des cadeaux pour ses fans. Un survol de ses dernières années et de ses derniers concerts où l'on retrouve des compositions jouées en concert et qui jouissent de nouveaux arrangements et/ou orientations, tout en y présentant 3 nouveaux titres.

Un vent de poussière cosmique, où le cristal se frotte aux sédiments spatiaux, ouvre September Dawn, une des 3 nouveautés de de cet album. D'austère à mélodieux, le vent galactique se transforme en chaude ballade terrestre où il siffle parmi de légères percussions et un synthé flûté. September Dawn chevauche les plaines cosmiques d'un léger rythme trottinant. Un doux prélude au colossal Cassini, de l'album Continuum. Tronqué de quelques minutes, le titre conserve toute sa fougue séquentielle entourée de percussions tribales, des chants grégoriens, un mellotron enveloppant et un synthé aux souffles et solos ardents. Un synthé porteur d'une superbe mélodie qui fraye parmi cette attirante constellation sonore tout en jetant les bases d'une étrange approche de musique des îles et monastérielle. La deuxième partie est tout simplement crevante d'émotions. D'ailleurs, émotion est le mot clé des œuvres de David Wright.

Après la superbe deuxième partie de Cassini, Walking with Ghosts enchaîne. Sans doute l'album le plus marquant de sa carrière, la pièce titre prend une tournure tout à fait différente avec les additions de Ian Boddy aux synthés et Klaus Hoffmann-Hoock au Memotron. Idem pour le splendide et hyper mélodieux Beyond Paradise du même album qui prend une toute nouvelle forme avec Klaus Hoffmann-Hook au sitar électronique, accompagnant langoureusement le synthé spectral de David. Tout simplement délicieux! Just an Illusion, de son dernier album studio, Dreams and Distant Moonlight, est présenté avec une intensité très rock grâce à la superbe prestation de Klaus Hoffmann-Hoock à la guitare. On se ferme les yeux et on croirait entendre la renaissance de Mind Over Matter. Absolument divin! Seul le synthé nasillard de Wright nous ramène dans ses sphères avec sa vénérable approche tant mélodieuse qu'ingénieuse. Une superbe version aux arômes Hindoues qui se fond subtilement dans les vapes introductives de Sines of Live. Ce délicat titre éponyme bouge en douceur sur une structure de basse chaleureuse qui module une cadence souple, telle une démarche d'un solitaire cowboy spatial déambulant à l'ombre d'un piano aux accords rêveurs. Doucement, Sines of Live devient plus harmonieux avec un synthé mellotronné qui échappe ses arrangements orchestraux dans l'ombre de ce piano plein de mélancolie. Un titre empreint de la douceur magnétique de Wright et qui se termine dans la morosité introductive de State of Bliss, de l'album Dreams and Distant Moonlight, où le duo Wright/ Hoffmann-Hoock transpose avec justesse les paradoxes, tant rythmiques qu'émotifs de ce superbe titre. SINES OF LIVE Vol. I se termine avec deux derniers titres inédits. Écrit lors de la séance de Chill du groupe Code Indigo, 3 a.m. est un titre sombre et mélancolique où la grisaille se transpose sur un piano dont les accords tristes trempent dans les vapes d'un synthé brumeux et d'une guitare aux effets de boucles réverbérantes. Un court titre qui sert de tremplin aux rythmes animés et frénétiques de All Good Things. Un titre qui dépeint la versatilité tant rythmique que mélodique de David Wright qui y va de solides arrangements sur une structure lourde qui erre entre les corridors rythmiques de Cassini et les chevauchées progressives de Code Indigo.

SINES OF LIVE Vol. I est une splendide collection musicale que David Wright offre à ses fans. Des classiques de ses dernières années qu’il remodèle par la présence de Ian Boddy et Klaus Hoffmann-Hoock et qu'il retransmet avec toute l'émotivité qui a caractérisé sa carrière qui a débuté il y a plus de 20 ans…

Sylvain Lupari (31/08/11) *****

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Disponible au AD Music

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