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LENSFLARE: Ultraviolet 2 (2018) (FR)

“Beaucoup plus ambiosphérique que le premier chapitre, Ultraviolet 2 est un mélange d’essence cosmique pure et de Berlin School morphique”

1 Cosmic Radiation 18:05 2 Time Warp 16:00 3 Gamma Decay 21:28 Lensflare Music (DDL 55:34) (Cosmic and floating Berlin School)

Des souffles ocrés et des réverbérations sourdes parfument une introduction où un épais tapis d'ondes et de lignes ondoyantes retiennent l’élan de Cosmic Radiation. En fait, l'intro, et les ambiances à venir de ce titre, dépeint assez bien le territoire dans lequel Cosmic Radiation évolue et par le fait même cet album de Lensflare. Des effets électroniques cosmiques, et d'autres purement électroniques, jalonnent une procession du compteur d'un titre qui peine à respirer, tant les ambiances sont tissées dans des mailles de tons sans trous pour faire respirer le tissu. Des nappes de voix? Pourquoi pas! C'était le seul élément manquant dans cette mare de graffitis et d'effets soniques. Et leurs présences après les 3 minutes réconfortent les amateurs de la Berlin School. On sent que Lensflare va accoucher d'ici peu. Mais ce sera plutôt comme une montagne donnant naissance à une souris. Des séquences gorgées de radiances, on dirait du Syndromeda , errent ici et là avant qu'une ligne de séquences moins irradiante module ces rythmes qui papillonnent avec ardeur afin de faire danser nos neurones. Cette première phase de rythme stationnaire couche de courtes oscillations sans pour autant nettoyer les éléments d'ambiances présentes depuis les premières secondes de ce premier titre, et qui le seront jusqu'à la toute fin, de ULTRAVIOLET 2. Peu à peu, la structure libère des figures de rodéos cosmiques auxquels se greffent des nappes de voix aussi nourries que les vapeurs ondoyantes des synthés. Et tout doucement Cosmic Radiation s'éteint peu à peu sous cet épais voile de radiations cosmiques.

Si le premier Ultraviolet était un album d'interprétation libre sur Rubycon, cet album nous ramène un peu plus dans l'univers des ambiances cosmiques un brin complexes et progressives de La Valle dell'Inferno, paru en début 2018. Nous sommes dans un mélange de musique d'ambiances cosmiques et de Berlin School, que le synthésiste Italien a composé dans son studio de Guidonia en Italie en ce début 2018. ULTRAVIOLET 2, c'est 3 longues structures dont les lentes évolutions se passent dans un univers où nos oreilles ont déjà mis leurs lobes. Bruits de fond, effets sonores tant cosmiques qu'organiques, lignes sinueuses et réverbérations sinistres ainsi que nappes de voix et chants de flûtes donnent naissance et étouffent des rythmes trop faibles pour percer cette opacité sonore qui est l'encre de cet album. Time Warp n'échappe pas à cette vision de Lensflare pour cet album, alors que seule la courte évasion du séquenceur dans Gamma Decay échappe à la domination des ambiances. Pour le reste, ce ULTRAVIOLET 2 atteint le but visé; de la musique cosmique avec un peu de Berlin School.

Sylvain Lupari (18/05/18) ***** SynthSequences.com

Disponible au Lensflare Bandcamp

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