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  • Sylvain Lupari

Mac of BIOnighT Magnitude 02 (2022) (FR)

Si vous avez aimé Magnitude 01, il n'y a aucune raison que ce soit le contraire ici

1 Magnitude part 08 4:54

2 Magnitude part 09 5:14

3 Magnitude part 10 3:48

4 Magnitude part 11 4:17

5 Magnitude part 12 4:38

6 Magnitude part 13 3:59

7 Magnitude part 14 5:21

8 Magnitude part 15 3:27

Mac of BIOnight Classic EM 59

(DDL 35:41)

(Cosmic EM)

Si vous avez aimé Magnitude 01, il n'y a aucune raison que ce soit le contraire avec MAGNITUDE 02. Bien que légèrement plus complexe dans certaines phases de composition, la musique de cette suite fortement inspirée par le Cosmos et l'utilisation du synthé/clavier GForce repose sur des rythmes entraînants et de belles mélodies accrocheuses qui font rouler leurs airs dans les sillons de bons solos de synthé et dans un décor interstellaire dont certains effets sonores flirtent avec le psybient.

Après une courte introduction d'usage, Magnitude part 08 ne perd pas plus de 20 secondes avant de faire entendre le séquenceur activer une ligne de rythme qui palpite vivement tout en suivant une courbe oscillatoire. Une ligne d'arpèges cristallins épouse cette trajectoire, tandis que des accords gras et résonnants se mettent à ramper et tissent une enveloppe sonore qui bourdonne juste assez pour remplir adéquatement le décor lunaire de la musique. On ne peut juste pas ignorer ce lien avec Jean-Michel Jarre qui influence la direction artistique de MAGNITUDE 02. Ce qui était le cas aussi de Magnitude 01. Les percussions s'arriment à cette phase de rythme qui fait scintiller ses arpèges d'une façon harmonique près de 90 secondes plus loin. Le mouvement devient lourd et vif, surtout avec l'ajout d'une ligne de basses pulsations. Cette nouvelle union forge un bon rock électronique légèrement cosmique avec de belles harmonies des synthés qui sont couchées sous forme de nappe. Comme dans un vrai rock dominé par les percussions, le rythme prend une autre tangente vers les 3:30 minutes pour devenir plus rock que cosmique sous un synthé qui dessine ses solos avec une vision toujours harmonique. Le ton est donné! Comme dans Magnitude 01, chaque titre de MAGNITUDE 02 est composé en mode multicouches. On parle de séquences, ligne de basse pulsations, nappes de basse et percussions électroniques dont les différents jumelages structurent des mouvements évolutifs, même dans de courtes enveloppes de temps, dans des visions rythmiques très entraînantes. Le principe peut s'appliquer, dans une moindre mesure, aux harmonies qui changent de teintes comme de peau, de même que les nombreux solos de synthé tous créés avec une vision mélodieuse. Les ambiances sont songées avec des visions cosmiques et de psybient.

L'album est aussi divisé par des moments plus atmosphériques qui sont légèrement plus complexes sur cette suite. Comme dans Magnitude part 09 et ses nappes de voix et orchestrales qui dérivent dans un luxueux décor cosmique. Et ce décor réussit à mettre en ambiance la noirceur du Cosmos entre nos oreilles. Les sons sonnent comme ces chants distordus produit par les Ondes Theremin. Le mouvement est lent et nous propulse dans les souvenirs auditifs de la série Au-Delà du Réel. Certaines nappes de synthé sont délivrées dans une intensité cathédralesque et leurs fluctuations laissent des traces dans un univers sonore qui flirte avec du psybient cosmique. Magnitude part 10 est un titre qui accroche à la première écoute avec sa belle mélodie cadencée dont le timbre bas roule avec des va-et-vient dans des boucles ondulatoires. Le clavier tisse une autre ligne de mélodie scintillante qui valse à contre-courant du rythme harmonique, créant une belle invitation à créer un ver-d'oreille. Magnitude part 11 est un titre aussi entrainant que Magnitude part 08. Idem pour le rock électronique entraînant de Magnitude part 12 qui est aussi nourri de très bons solos de synthé dont les deux tons sont propulsés en acrobaties aériennes. Magnitude part 13 est le second titre atmosphérique. Il est légèrement plus complexe, de sa faune sonore et ses fluctuations que Magnitude part 09, et aussi plus intense avec des nappes qui font penser aux ambiances du Fantôme de l'Opera. Magnitude part 14 propose un autre rythme électronique dans le genre rock cosmique, mais avec un degré plus complexe, alors que Magnitude part 15 termine cette seconde vision de la trilogie MAGNITUDE avec un autre rythme entrainant et une approche mélodieuse digne de passer sur les ondes FM.

On ne se creuse pas les méninges pour apprécier MAGNITUDE 02 de Mac of BIOnight. Cette suite logique qui respire l'approche très commerciale de Magnitude 01 est tout aussi savoureuse, même avec ce léger coefficient de complexité qui donne une certaine profondeur à une musique électronique qui serait nettement trop accessible sans. C'est bon! Et on se gâte les oreilles!

Sylvain Lupari (02/12/22) ***¾**

SynthSequences.com

Disponible chez Mac of BIOnight Bandcamp

(NB : Les textes en bleu sont des liens sur lesquels vous pouvez cliquer)

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