• Sylvain Lupari

PICTURE PALACE MUSIC: Symphony For Vampires (2008) (FR)

“Cet album est construit autour d'une vision musicale très poétique qui remplit ses imaginations autant qu'on le perçoit”

1 Array of fadin´ Flowers 4:37

2 Knock Knock 4:32

3 Alucard 4:36

4 Mental Undead 2:52

5 Waving goodbye, waving waving 3:37

6 Demeter-morph 3:07

7 Sleep well, Elisabeth 7:34

8 Celebrating fears Part IV 2:53

9 Scholomance Trance 3:49

10 Vlad, Anton, Ruediger 3:11

11 Yersenia sea 4:13

12 Ligeias wake 4:27

13 Lucy and the shy diabolos 2:53

14 Liliths cradlesong 8:31

15 The end of the end of everything 5:59

Manikin Records ‎– MRCD 7086

(CD 66:51) (V.F.)

(Gothic EM, Post E-Rock)

(NB: Cette chronique a été écrite à l'époque où je tentais de les raccourcir)

Pour son deuxième opus, Picture Palace Music (le groupe de Thorsten Quaeschning), poursuit l'exploration musicale du monde underground du cinéma expressionnisme Allemand. Après l'œuvre de Robert Wiene (Das Cabinet des Dr. Caligari), Thorsten Quaeschning s'inspire de l'œuvre vampirique de Friedrich Wilhelm; Nosferatu le Vampire (Nosferatu, eine Symphonie des Grauens). Symphonie électronique ou opéra électronique, PPM offre un 66 minutes de musique bien structurée où les souffles des suceurs de sang ululent dans une faune musicale qui allie aussi bien une MÉ contemporaine, de la techno et du rock symphonique sur des structures mélodieuses où la nostalgie flatte une force éclectique.

De douces percussions feutrées ouvrent Array of fadin´ Flowers. Le rythme est léger. Un soft techno sensuel qui tournoie délicatement, devenant plus lourd avec de fins riffs hachurés et une guitare romanesque qui étale ses accords en boucle sur des strates d'un synthé aux vocalises spectrales. Après une intro scintillante, Knock Knock s'éclate avec de bonnes percussions, libérant une atmosphère lourde sur un tempo lancinant avec une bonne basse pulsatrice qui pave la voie à une guitare agressive. Un titre mélodieusement lourd où le Memotron de Manikin allie orchestrations et harmonies vocales. Alucard ressemble à un dialogue entre présences mythiques, sur un rythme fracturé de plusieurs roulements de batteries et une guitare harmonieusement céleste qui opère son charme tout au long de ce deuxième effort de PPM. Mental Undead, tout comme Celebrating fears Part IV, suit un sombre couloir hystérico-psychédélique qui débouche sur le très beau et mélancolique Waving goodbye, waving waving. Un titre d'une douceur apocalyptique qui rappelle effectivement les odes vampiriques, comme sur Sleep well, Elisabeth et Yersenia Sea; des titres ambiants qui semblent sortir des obscurs brouillards hypnotiques de Nosferatu où les guitares hurlent un désarroi qui donne froid dans le dos. Liliths Cradlesong est une symphonie pour piano dans une atmosphère chthonienne. C'est un peu long, sans rythme, sans vie…comme si Nosferatu sommeille de son dernier repas. D'ambiant astral qui hante nos oreilles, Demeter-morph et Scholomance Trance allument les feux des rythmes avec de bonnes percussions, de bonnes guitares et de torsades saccadées qui braisent dans une superbe orchestration. Des titres lourds qui sont insérés entre des nébulosités méphistophéliques et des titres plus légers comme Vlad, Anton, Ruediger et Ligeias Wake ainsi que The end of the end of everything qui vogue entre le synth pop et le techno, alors que Lucy and the shy Diabolos est un bon techno lourd.

Thorsten Quaeschning et son Picture Palace Music continue d'étonner. Il a une vision musicale très poétique qui meuble ses fantaisies au même titre que nous les percevons. SYMPHONY FOR VAMPIRES est un grand album d'une musique plus théâtrale qu'électronique. Ce que TQ nomme le post-rock. Une musique qui fuit les stéréotypes pour charmer, étonner et parfois émouvoir.

Sylvain Lupari (24/01/11) ***¾**

SynthSequences.com

Disponible chez Manikin Records

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