• Sylvain Lupari

REMOTE VISION: Into Light (2018) (FR)

Updated: Feb 22

“Into Light est une bonne musique d'ambiances avec un fort attrait pour les éléments cosmiques attirés par plusieurs couches avec des tons et des couleurs contrastants”

1 Into Light 7:12 2 Astral Artifact 6:08 3 The Garden Unveiled 7:53 4 Titan's Glade 10:00 5 The Glittercliff 6:45 6 The Sullen Gulf 4:54 7 The Quiet Barrier 7:34 8 Trial Sixteen 7:02 Exosphere | exo06

(CD/DDL 57:30) (Cosmic Ambient Music)

Des bip-bip de radiocommunications s'évanouissent dans les mouvements flottants de nappes de synthé qui soufflent le bleu et le brun. Une onde réverbérante s'élève, soufflant une couleur sibylline dans un horizon où le Terre et le Cosmos copulent. INTO THE LIGHT dit ce que ça veut dire! Une musique d'ambiances énigmatiques où les moments d'intensité soulèvent des particules prismiques et des nappes de voix éthérées qui murmurent à peine derrière des souffles râleurs. Un peu comme si dans la lumière se cachait un terrible secret. Remote Vision est le projet solo de Don C. Tyler, qui est aussi le compère de Chris Bryant dans le projet Ascendant. Et contrairement aux mouvements de séquences rotatoires assez Berlin School du duo Californien, la musique de Remote Vision est plutôt dans le style ambiant avec une forte propension vers une musique cosmique. INTO LIGHT est son 2ième opus, les 2 en 2018, et propose une MÉ dont la richesse tonale arrive à séduire une imposante légion de fans adeptes de MÉ cosmique. Et sa pièce-titre est un bon indicateur des 50 prochaines minutes d'un album méditatif, mais pas trop à cause de ses montées d'adrénaline sonique ainsi que de son énorme bassin d'effets sonores et de multicouches de synthé aux effets contrastants. Et si l'imagination est déverrouillée, nous allons à la rencontre d'une musique du 3ième type.

Astral Artifact pousse ses mugissements dans un océan d'effets où les carillons tintent dans les entrailles d'une chorale où se cachent les sirènes intergalactiques. C'est un titre de vents, pour la plupart creux, de murmures soniques et de légers bourdonnements qui sont entourés d'effets sonores sans doute inspirés par l'univers de Michael Stearns. Mais peu importe c'est très ambiant et flottant et surtout très cosmique. Titan's Glade est un peu dans le même genre, mais avec beaucoup plus d'intensité, tant au niveau sonore que du spectacle auditif. La finale est du genre apocalyptique d'un univers sous-marin. The Garden Unveiled est l'exemple parfait d'une musique qui étire ses inspirations entre les éléments de la Terre et du Cosmos, un peu comme le titre d'ouverture, mais avec de beaux filaments musicaux qui font titiller l'oreille. On reste toujours dans la musique ambiante et d'ambiances panoramiques avec les tranquilles élans multicolores et multicouches de The Glittercliff qui mélange à merveille les fragrances de Steve Roach et de Tangerine Dream, notamment dans la lente progression harmonique des arpèges de glace écarlate. The Sullen Gulf est un titre sombre à l'image de son titre. On dirait que The Glittercliff a fait éclore le nid d'arpèges de INTO LIGHT. Ils semblent verser des larmes ici alors que dans The Quiet Barrier se sont des souffles, des brises de synthé qui sortent d'une armada de couches sombres avec des soupirs de morosité. Trial Sixteen conclut ce 2ième album de Remote Vision avec le titre le plus méditatif, le plus rayonnant de INTO LIGHT qui est devenu un bon allié dans mon iPod, section musique pour dormir. Sylvain Lupari (09/02/19) *****

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