top of page
  • Writer's pictureSylvain Lupari

Robert Schroeder D.MO Vol.2 (2008) (FR)

Ce second volet de restes de studio regorge de titres aussi bons que ceux que nous avons entendus à cette époque

1 Hello 3:35

2 The Nomad Theme II 7:22

3 Door to Heaven 7:24

4 StarLights 8:58

5 Wired Systems 6:55

6 The Nomad Theme I 9:57

7 Synth Waves 7:22

8 Modulations 4:27

9 SpringTime 5:31

10 Analogue Vibes 5:08

11 ProTones 3:43

(CD/CD-R 70:33)

(Berlin School EDM)

Cette 2ième collection de titres inédits de Robert Schroeder couvre la période 1980 à 1983. Période où les rythmes minimalismes et les ambiances analogues ceinturées de lignes de synthé galactiques et remplie d'essence spatiale croisaient les premières tonalités digitales de la MÉ. Une belle époque où le synthésiste Allemand gravait des bijoux comme Galaxie Cygnus A et Harmonic Ascendant, deux œuvres qui ont laissées leurs empreintes sonores dans le NEWSound-Studio et qui se retrouvent sur cette dernière compilation.

Hello démarre avec un doux techno harmonieux sur un synthé ondulant qui semble sortir du temps et un Vocoder qui emprunte les sentiers narratifs robotiques de Kraftwerk. Un style musical qui effleure le single Space Detective. The Nomad Theme II ouvre le portail aux doux mouvements minimalismes et hypnotiques qui décoraient l'approche musicale de Robert Schroeder à l’aube des années 80. Le rythme est finement martelé par un séquenceur hésitant qui ondule nonchalamment dans une ambiance hétéroclite aux sillons métalliques et aux chœurs mellotronnés. Nous sommes dans un cosmos entouré d'effets sonores intrigants où les notes se multiplient et entrecroisent des séquences variables sur de fines percussions et de sombres pulsations lourdes qui agrémentent une superbe progression hypnotique. Door to Heavens présente une approche similaire à The Nomad Theme II. L'ambiance est très analogue avec des synthés plus incisifs et hurleurs qui errent dans une sphère aux sonorités composites et sur des pulsations minimalismes hypnotiques dans une structure progressant avec son synthé plus enveloppant qui est drapé de beaux mellotrons. Plus fluide, StarLights repose sur un beau synthé mélodieux qui fait tournoyer ses airs dans une ambiance galactique à la Galaxie Cygnus A. C'est une belle procession synthétisée truffée de solos et de boucles avec des chœurs mellotronnés sur un léger rythme hypnotique. Nous sommes encore sous le charme de StarLights que Wired Systems prend la relève avec une superbe ballade atmosphérique. L'écho des accords se dandinent dans un néant mélodieusement strié par un synthé aux ondes flottantes et lancinantes. Avec son rythme lent et hypnotique The Nomad Theme I est l'exact préambule de son successeur. Un titre à l'intro très près de Klaus Schulze sur Mirage, mais avec une progression plus démentielle, Synth Waves se démarque avec ses boucles qui roucoulent dans un univers électronique en ébullition. Comme un volcan qui explose de sonorités aussi multiples que composites. C'est aussi le point de rupture entre les mouvements analogues des années 80, puisque Modulations, Springtime, Analog Vibes et ProTones offrent des titres plus condensés et plus près d'un style technoïde harmonieux. Si Modulations hésite entre les 2 visions, SpringTime éclate de fraîcheur avec une bonne rythmique basse et un synthé vaporeusement mélodieux. C'est le genre de titre qui accroche à la 1ière écoute! Analogue Vibes est tout simplement étonnant avec une rythmique lourde et sensuelle qui bat sous une mélodie contrastante. Les solos sont incisifs et les nappes sont enveloppantes avec des chœurs mellotronnés. Ça sonne comme du Kraftwerk progressif qui jouerait du Berlin School harmonieux. Pro Tones conclut avec une approche minimalisme robotique aux pulsations électroniques juteuses sur de beaux solos torsadés, reflétant l'univers solitaire du musicien-synthésiste de Aachen.

En écoutant D.MO Vol 2, je me suis demandé si c'était réellement possible que de tels petits joyaux musicaux aient traînés aussi longtemps dans l'oubli. Si c'est possible, ça démontre juste que Schroeder jetait ses choux gras. Cette seconde compilation de restants de studio, l'autre étant D.MO Vol 1, fourmille de titres aussi bons, même meilleurs, que ceux soumis à la même période. Signe évident du talent qui habite Robert Schroeder, un artiste aussi important que Edgar Froese, et par ricochet Tangerine Dream, ou Klaus Schulze. Il reste juste à souhaiter qu'il traîne assez de matériel dans ses voûtes pour en faire une suite aussi imposante que celle de son mentor.

Sylvain Lupari (31/03/08) *****

Disponible chez Spheric Music

225 views0 comments

Recent Posts

See All

コメント


bottom of page