• Sylvain Lupari

CHRIS FRANKE: Pacific Coast Highway (1991) (FR)

Gâtez-vous si vous aimez le New Age. Parce que c'est un bel album pour ceux qui aiment le genre

1 Black Garden View 4:53

2 Mountain Heights 3:27

3 Lontano Mystery 5:07

4 Big Sur Romance 2:20

5 Driving Into Blue 3:05

6 Purple Waves 5:10

7 Malibu Avenue 4:25

8 Cinnamon City Cliff 3:28

9 Wheels On Beach Park 4:51

10 Sunset Destination 1:33

11 Crystal Tree 4:32

12 Electric Becomes Eclectic 3:41

Private Music ‎– 01005 82094 2

(CD 46:30)

(New Age, cinema, Esay Listening)

Enfin, une première chronique sur la musique de Chris Franke sur SynthSequences. Autant dans son édition Blog que l'édition actuelle. Et pourquoi fut-ce si long? Bah, je dirais que les œuvres de Chris, sauf pour Klemania, sont d'une simplicité qui est à des années-lumière de ce que le brillant ingénieur et percussionniste avait l'habitude d'être associé. On parle quasiment de New Age ici, en fait c'est du New Age! Et c'est bien de replacer les choses dans leur contexte. Pour plusieurs, son départ de Tangerine Dream coïncidait avec la vision plus commerciale de sa musique, telle que crée dans les albums Optical Race, Lily on the Beach et Melrose. Eh bien, ces gens, c'était mon cas, ont reçu toute une douche d'eau froide lorsque la réalité de PACIFIC COAST HIGHWAY nous a rattrapé. Cet album résolument commercial a été une amère déception pour ceux qui espérait un truc plus solide et électronique, du genre Klemania qui paraîtra 2 ans plus loin. Et contrairement à un album du genre Le Parc, qui a déçu à sa sortie, PACIFIC COAST HIGHWAY n'a pas ces ingrédients qui font que l’on s'y attache à chaque écoute sans vraiment comprendre pourquoi on n'avait pas aimé au début. Un album décevant qui défait un peu cette perception de commercialisation de l'univers Tangerine Dream par Edgar Froese. Car si on peut donner une chose à ce premier album solo de Chris Franke, c'est que jamais TD ni Edgar auront donner un album aussi commercial que ce PACIFIC COAST HIGHWAY aux médias américains, ni à ces gens de la radio commerciale. Contrairement à cet album qui faisait les délices matinaux des habitants de Los Angeles.

C'est avec une guitare acoustique, à tout le moins ça sonne comme tel, que Black Garden View ouvre les nouvelles prémices en composition du nouveau Chris Franke. Ces accords dansent sur une ombre de synthé sympathisante tout en dérivant vers des tonalités plus électronique pour finalement dériver dans cet endroit où le rythme n'existe plus, même pour ces ballades harmonieuses. Cette mélodie perdue dans le pandémonium des rythmes en poudre se tiraille avec ses formes et dans diverses instrumentations avec un léger soupçon d'intensité au bout de son souffle. À l'époque, et à ce stade-ci de l'album, je me souviens m'être dit; le meilleur s'en vient. Quoique cette longue série de titres courts commençaient à m'effrayer. J'y ai cru avec ces riffs de guitare et les chutes d'arpèges de Mountain Heights qui m'amenaient au bord de Song of the Whale, Part One: From Dawn... que l'on retrouve dans Underwater Sunlight. Mais non! Lontano Mystery me rappelle à ce nouvel ordre de Chris Frank avec une autre ballade, cette fois-ci la basse soutient un rythme, où la flûte et les arpèges métallophones se font la cour dans une texture New Age. Big Sur Romance est une autre ballade sans rythme sise sur un piano avec des lignes d'effets sonores qui tournicotent comme des traînées de poudres hivernales. Driving Into Blue est une pure ballade du genre Muzak jouée par un piano enjoué qui pourrait jouer à l'infini dans une station de radio de Easy Listening. Vous dire ma déception…Ouf!

Purple Waves me ramène un peu avec sa mélodie ambiante qui semble issue des sessions de Le Parc. C'est très beau et surtout très musical. Malibu Avenue est du même genre, mais avec un sens de composition plus poussé et une approche électronique qui démontre tout le talent de Chris Franke. Les percussions et les arrangements amènent aussi une plus grande dose d'émotions, alors que cette légère mélodie sur carbone modifiée qui joue en arrière-plan devient tout autant efficace. La vision très orchestrale de Cinnamon City Cliff est un avant-goût d'un album qui définira CF comme le monarque du mouvement New Age; The Celestine Prophecy. Wheels On Beach Park est dans le même moule que Black Garden View. Peut-même plus animé et plus ensoleillé. Ça fait musique pour les soap en après-midi, alors que le court Sunset Destination est une extension de son introduction acoustique. Crystal Tree reste une belle mélodie. Le genre de truc qui image bien son titre dans une belle chorégraphie des arpèges dansant à l'ombre de flûtes assorties. Electric Becomes Eclectic repose sur une texture ambiante avec un synthé et ses chants qui vibrent dans le noir absolu. Il y a juste un synthé ici et son écho cristallin.

Ça explique en grande partie pourquoi je n'avais pas débuté une série de chroniques sur les albums solos de Chris Franke. Autant sur mon Blog que sur ce site. Dans le genre musical qui prévaut sur ce site, il y a peu à recommander dans l'univers de Chris. Certes, The London Concert et Klemania sont de beaux albums du genre Berlin School. Il y a des trames sonores aussi qui sont assez intéressantes. Je vous en reparlerai aux cours des mois et des années à venir. 😉 On trouve PACIFIC COAST HIGHWAY un peu partout encore aujourd'hui. Autant en CD, les prix sont tout de même raisonnables, ainsi qu'en streaming dans des versions remixées pour ces plateformes. Payez-vous une rince, pour ceux qui aime le genre. Car c'est un bel album pour ceux qui aime le New-Age…

Sylvain Lupari (09/07/20) *****

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