• Sylvain Lupari

JOHAN TRONESTAM: Planet X (2018) (FR)

Updated: Jun 29, 2021

“Fidèle à la signature du musicien Suédois, Planet X offre un autre bel album de rock cosmique”

1 Contact 5:08 2 Evidence of life beyond Earth 7:04 3 How to Answer 5:24 4 Response 5:08 5 Reflections 5:46 6 The Star Arpeggiator 6:52 7 They have been Here Earlier 6:40 8 Closer to Knowledge 7:06 9 The Linguistic Gap 6:44 (Bonus Track) 10 Beyond our Intellect 4:48 (Bonus Track)

11 Planet X 5:38 (Bonus Track)

Johan Tronestam Music

(DDL 66:18) (Cosmic Rock Music with a scent of French School)

Composé dans la foulée de The Island, PLANET X revient dans une peau neuve qui satisfait un peu plus la vision musicale de Johan Tronestam en 2018 qu'en 2010. Et on peut comprendre aisément ce besoin de remasterisation et les sentiments du synthésiste Suédois car la faune sonore de cet album, tant au niveau de ses rythmes évolutifs que de ses ambiances, est nourrie d'une diversité qui s'entend clairement dans les différents passages de cet album proposé en format téléchargeable et en 24 Bits. Comme son titre l'indique, l'auditeur est plongé dans un univers cosmique avec une série de titres axés sur le concept de communication avec les aliens. À ce niveau, le jeu des synthés est tout à fait dans le ton avec de savoureuses intonations extraterrestres alors que le décor ambio-cosmique est solidement établi par de bons effets dont la recherche est indéniable. En résumé! Un très bon album de rock cosmique intelligent avec des rythmes subtilement évolutifs qui ne se ressemblent pas d'un titre à l'autre mais qui sont pourtant issus des mêmes gênes.

Enlevant et mélodieux, Contact démarre cette deuxième vie en mode danse. Le rythme est vif et saccadé avec une série de séquences spasmodiques qui coulent avec un débit hachuré. Les éléments ambiosphériques sont constitués de filaments stroboscopiques légèrement harmonieux et de fascinants barrissements électroniques qui sonnent très Jean-Michel Jarre. Evidence of life beyond Earth suit avec une introduction ambio-cosmique où un synthé claironne un chant ectoplasmique alien. La structure de rythme émerge après 60 secondes. Un rythme de space-rock mou, mais dangereusement entraînant et qui me fait penser à la musique de Batman, avec une ligne de basse qui creuse des formes ovales zigzaguant sous les morsures de percussions électroniques sobres. Le synthé lance toujours ces chants extra-terrestres dans un autre décor cosmique très près des influences de Jarre. Entre du rock et une musique de danse, How to Answer propose une approche difficilement cernable, tant pour son rythme que son étrange mélodie vocable que ses éléments d'ambiance. C'est un bon titre qui roule dans un décor assez mélodieux et sur une bonne ligne de basse dont le débit embarque sur un bon maillage entre percussions et séquences. Response suit avec une très belle ballade lunaire aussi émouvante que cinématographique. Un très beau titre! Plus en mode blues cosmique, Reflections enchaîne avec un rythme hyper lent où se succèdent des solos de synthé harmonieux. The Star Arpeggiator reprend la route des rythmes électroniques avec de arpèges en feu qui volètent en position orchestrale, un peu comme du Tomita dans Snowflakes are Dancing. Le rythme est plus rock par contre. Noué des spasmes du séquenceur et de percussions vives, il percute nos tympans sous de belles nappes de synthé qui permutent en bons solos, toujours très mélodieux, et des effets sonores toujours en mode étrange est le cosmos.