• Sylvain Lupari

MAC of BIOnighT: Tierra-Remota (2021) (FR)

C'est un bon DDL fait pour les fans des années 70 de TD et de MÉ à base de séquenceur

1 Tierra-Remota Part One 18:00

2 Tierra-Remota Part Two 9:03

3 Tierra-Remota Part Three 11:16

Mac of BIOnight Music

(DDL 38:19)

(Berlin School, Prog E-Rock)

Voici la 49ième édition de la série Classique MÉ de notre cher Mac of BIOnight. Toujours aussi productif, puisqu'il a également produit Escalators, un album dans le genre Synth-Pop et de Disco Italienne avec chants et ambiances des années 80, le musicien Italien visite le genre Berlin School avec de très bonnes structures de séquenceurs, en effectuant un détour dans les sphères de la MÉ progressive teintée de psybient. Inspiré par de vieilles photos qu'un oncle lui a fait parvenir, TIERRA-REMOTA, pour Terre à Distance, nous fera passer un bon moment d'écoute, tel que souhaité par le sympathique Mac.

Tierra-Remota Part One ne perd pas son temps! Basse-pulsations nerveuses et séquences trépidantes tressent leurs destinées dans une convaincante structure de rythme. Il n'y a aucune poche d'air et ni espace pour un soupir dans cette structure que les synthés allument dans une catégorie Berlin School des années 70, la texture des synthés et du mellotron fluté, avec une merveilleuse tonalité plus contemporaine. Les synthés multiplient ses effets et les textures harmoniques, de même que des nappes de brumes et des solos qui font des boucles et suggèrent et des figures artistiques dans ce rythme endiablé qui n'a jamais baissé d'un iota depuis 7 minutes et 30 secondes. À ce point, le rythme détache un ion sauteur qui restructure une ligne dans une vision stroboscopique qui finit par jouer sur l'ardeur du mouvement. Cette seconde ligne joue les trouble-fêtes en s'embrouillant dans la première, d'où cet effet de ralentissement alors que le titre entre dans sa phase cosmique. Le séquenceur finissant par manquer de jus, nos oreilles sont les témoins de son dernier ion, 36 secondes après la 11ième minute. Tierra-Remota Part One tombe dans une phase ambiante et ténébreuse avec de grosses nappes aux textures de brume des années Ricochet. Le titre explore les alentours de ce pont transitoire et de ses fragrances qui nous transporte aussi loin qu'à l'époque de Phaedra lorsque des basses percussions et des boucles d'un synthé-guitare réactive une essence rythmique ambiante qui amène cette première partie de TIERRA-REMOTA dans une autre phase de rythme enflammé qui se terminera dans les sourds bourdonnements d'une finale d'ambiances à laquelle il manque un peu de finition dans son fade-out.

C'est dans un motif de tintements hivernaux que Tierra-Remota Part Two tempère la violence rythmique en proposant une structure de rythme ambiant avec une approche sournoise du séquenceur qui libère ses ions dans une procession simpliste. Une ligne d'arpèges tintent au-dessus de ce mouvement qui avance à pas-de-loup, alors que le synthé libère des ombres qui gémissent dans des harmonies sombres et/ou des solos à peine formés. Les arpèges scintillent avec plus d'ardeur autour de la 4ième minute. Traçant même des cercles qui deviennent un beau solo de glockenspiels hivernaux. La cadence devient légèrement plus animée après la 5ième minute, laissant ces arpèges errer en cercles jusqu'à perdre toute trace de rythme dans une finale remplie de complaintes synthétisées. Un bel intermède entre deux structures très animées, puisque Tierra-Remota Part Three va vous virez à l'envers! Mais auparavant, son intro est sculptée dans l'inconfort avec des hisses sifflés par un spectre assis sur son banc à écouter ce piano serti d'une belle romance venant de faire son pacte avec le Malin. Puisque 2 minutes plus loin, Tierra-Remota Part Three explose dans un rock ambiant nourri de riffs et percussions sans buts ni visions rythmiques. Lourd et tapageur, ce segment sombre dans un gros rock électronique alimenté par un séquenceur et ses boucles oscillatrices qui roulent dans une texture psychédélique. Peu à peu, des éléments rock investissent la structure qui vire dans un gros rock électronique progressif à la MorPheusz avec cette guitare-synthé aussi affamée que celle de Frank Dorittke au niveau riffs, quoique les solos semblent aussi être de feu, dans un court laps de temps avant que Mac ne retourne à ses vices et ses textures de psybient pour une finale toute d'ambiances voulues.

Un bon album de Mac of BIOnight, pas trop dispendieux, qui devrait plaire aux fans de l'époque Peter Baumann de Tangerine Dream et aux amateurs de MÉ propulsée par séquenceurs.

Sylvain Lupari (06/07/21) ***½**

SynthSequences.com

Disponible chez Mac of BIOnight Bandcamp

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