• Sylvain Lupari

ROBERT KALYOS: Cosmopolis (2021) (FR)

Robert Kalyos offre une grande ambition mélodieuse où tout au long de son album il dresse une longue ode frissonnante avec de jolis vers d'oreille

1 Cosmopolis Part.1 4:36

2 Cosmopolis Part.2 8:49

3 Granted 4:56

4 Dream 6:17

5 Cosmopolis Part.3 7:02

6 Whispers in the Wind 4:33

7 Cosmopolis Part.4 15:05

Robert Kalyos Music

(DDL 51:21)

(Melodious EM, Soundtrack)

Cosmopolis, ville imaginaire aux milles fantasmes. La Sodome de notre imagination! Combien d'odes musicales, tous aussi inspirées et toutes aussi bonnes les unes des autres, selon différents points de vue, ont fasciné et inspirés tant de musiciens. Cette fois-ci c'est un nouvel artiste italien qui est inspiré de Jean-Michel Jarre, Vangelis, Tangerine Dream et Giorgio Moroder, qui fait de COSMOPOLIS sa vision élégiaque. Je n'aime jamais faire de comparaisons entre un album versus un autre. Genre David Wright et Walking with Ghosts. D'ailleurs, j'ai trouvé une certaine similitude entre la musique de Robert Kalyos, à tout le moins sur ce COSMOPOLIS, et celle du label AD Music. Ce nouvel album de Kalyos est construit avec une approche MÉ qui flirte avec un New Age progressif, une musique cinématographique avec arrangements dramatiques et des rythmes de danse plus près du Disco et du Techno que de l'Électronica. Quoique l'usage des percussions et des effets percussifs…La comparaison avec Walking with Ghosts? Comme l'œuvre charnière de David, Robert Kalyos propose une grande ambition mélodieuse où tout au long de son album il dresse une longue symphonie donneuse de frissons avec de beaux ver-d'oreilles qui viennent augmenter notre niveau émotionnelle dans une musique qui grimpe continuellement son niveau d’intensité. Le musicien italien nous fait voyager sur l'intelligence de son clavier afin de tisser des ambiances d'une pesanteur dramatique comme d'une légèreté lyrique où la beauté et le drame s'entendent venir de loin. Disponible uniquement sous forme de téléchargement, COSMOPOLIS est un conte musical sans interruptions. Afin de satisfaire ceux qui affectionnent le format MP3, une version sans interruptions de 51:21 est aussi incluse dans le prix du téléchargement.

Aux noms des influences du musicien italien, j'ajouterais celui de Pink Floyd dont les ombres des ondes du synthétiseur s'abreuvent de cette ouverture inspirée de Learning to Fly. Étirée sur Cosmopolis Part.1, Cosmopolis Part.2 et Granted, les 15 premières minutes de COSMOPOLIS vivent sur ces images floues des aurores boréales en mouvement. Les couches de synthé dérivent dans un ciel à portée d'oreille, alors que des accords graves d'un clavier austère éparpillent une mélodie comme ces larmes pleurant leur vie sur un désert astral mu par les sanglots haletantes des pleurs. C'est très émouvant et je me suis laissé attrapé comme un puceau dans le romantisme de cette ouverture et de sa dérive jusqu'au cœur de Granted où l'influence de Giorgio Moroder, comme celle de Hans Zimmer, nous mord les tympans avec sa structure de disco bien amortie par de très beaux arrangement qui ont vu le jour dans les souffrances morphiques de Cosmopolis Part.2. L'ouverture de Granted reprend la dimension drame de Learning to Fly tout en préparant la portion rythme avec des accords s'écrasant sur ses premières secondes. Des séquences et éléments rythmique se mettent à virevolter lorsque les boom-boom techno et les orchestrations de soie injectent cette danse qui se passe finalement entre les deux oreilles. La mélodie qui se soulève appartient aux ondes ondoyantes du synthé avec un solo harmonique dansant dans des orchestrations à nous donner la chair de poule. Dream nous ramène à la case musique d'ambiances filmiques avec une dense nappe de poussières blanchâtres activée par des éclats de sons épars. Les arrangements sont nobles et austères, comme l'œil d'une caméra zyeutant un horizon sans vies. Une ligne de joyaux rythmiques se met à tournoyer autour des ambiances après la 3ième minute. Son effet alourdit la nature glauque des nappes avec un zigzag sans ambition, mourant même avant le dernier souffle de Dream. Nous sommes au cœur de COSMOPOLIS et jusqu'ici, mis à part cette effet d'intensité croissante, ce nouvel album de Robert Kalyos est plus modelé dans la tendresse et ambiance onirique. Cosmopolis Part.3 va changer les choses!

Eau, vents des violons et les issshhh des ondes de synthé assiègent cette introduction, alors qu'une ligne de rythme impose sa domination en invitant diverses percussions à travailler sur une structure de musique de danse. Le débit est entrainant avec de bons effets percussifs qui suivent l'entrain du rythme. Le synthé impose sa présence avec une tonalité sibylline qui chante un hymne à la liberté sur un rythme devenu plus animé. Les orchestrations ajoutent un effet Techno JMJarre et la structure devient convulsive pour finalement se calmer dans des ondes du synthé qui, comme à la marée basse, retire sa présence pour la couler dans la tranquillité de Whispers in the Wind. La musique de ce titre ambiant respecte les visions de son titre avec des chuchotements qui errent dans une belle structure orchestrale du synthétiseur et possiblement d'un mellotron avec une continuelle ascension dans son noyau d'intensité. Nous avons écouté un beau 36 minutes de belle musique, lorsque l'horizon sonore de Cosmopolis Part.4 se dévoile à nos oreilles. La sublimité mes amis! Les percussions structurent un rythme d'un cavalier faisant trotter son cheval. Derrière, les arrangements tissent une lourdeur dramatique qui se voit être picorée par des légères attaques d'un style de xylophone. Peu à peu, et les séquences papillonnantes aidant, le rythme ambiant s'agite comme une attaque de frelons lumineux. Et toujours ces ambiances qui sont équivalentes à une marche nuptiale qui atteint le podium lorsque les percussions se remettent au boulot. Les solos de synthé ayant la forme de guitare arrivent un peu avant la 9ième minute. Laissant un délectable 6 minutes d'une mélodie travaillée depuis ces premiers tintements de clavier dans Cosmopolis Part.4 et qui nous arrive toute construite dans une autre vision de musique pour gros film sentimental.

Un superbe titre que je vous dis, mais je suis un romantique qui refuse de vieillir, qui termine un très bel album que je ne peux que vous recommander si les genres de Vangelis, David Wright, Robert Fox et Hans Zimmer vous interpellent. COSMOPOLIS est une ville avec le pouvoir de faire germer maintes interprétations. Et celle de Robert Kalyos est une des plus poétiques que j'ai entendu.

Sylvain Lupari (26/03/21) ****½*

SynthSequences.com

Disponible au Robert Kalyos Bandcamp

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