• Sylvain Lupari

PHROZENLIGHT: Mindstorm (2009) (FR)

Un mélange de Schulze aux rythmes de Redshift, Mindstorm doit être mon album préféré depuis que j'ai découvert l'univers de Phrozenlight

1 Dawnwind 29:21

2 Shifting Sand 47:02

Phrozenlight Music

(DDL 76:22)

(Berlin School)

MINDSTORM est un album qui se rapproche d'une des inspirations de Bert Phrozenlight Hulshof; Klaus Schulze. Dès ses premières ondes cosmiques, Dawnwind nous aspire par le ressac de ses vagues spatiales. Une intro qui flotte avec les ondes dérivantes du synthé qui s'inspire de l'univers d'éther des premières œuvres de célèbre musicien Allemand. Doucement le mouvement hypnotise par la sérénité des strates enveloppantes, d'où s'échappent les premières séquences tambourinées. Les timides battements sont amortis par l'opacité des voiles sonores qui enserrent étroitement la vie introductive de Dawnwind. Cette très belle introduction devient plus claire et plus musicale avec ses parfums analogues qui suivent les réverbérations lourdes et les boucles synthétisées éparpillées. Vers la douzième minute, les percussions deviennent plus cadencées dans une phase plus animée. Ceinturé par un mellotron aux vapeurs denses et dérivantes, le rythme devient plus pesant avec une forte ligne de basse qui martèle Dawnwind de ses accords réverbérants en le poussant dans un lourd crescendo à la Redshift. Ces rythmes lourds et infernaux grugent constamment la progression de Dawnwind jusqu'à une finale plus tranquille dont les phases ambiantes l'endorment doucement jusqu'aux cercles de poussières intersidérales.

À date, chaque album de Phrozenlight cache son titre épique de plus ou moins 50 minutes. Shifting Sand confirme cette règle dans MINDSTORM. Un titre tout aussi séquencé mais moins lourd que Dawnwind, il baigne dans une atmosphère analogue truffée de strates ondulantes, ondoyantes et enveloppantes. Du beau Berlin School aromatisé de voiles et de toiles musicales à la Klaus Schulze qui enlace un long passage d'éléments atmosphériques vers la 22ième minute. Un passage sans vie où les vapeurs brumeuses se dispersent, dévoilant une séquence nerveuse qui galope légèrement sur le dos de couches de synthé remplies de poussières sonores et de réminiscences de l'univers Blackdance. Un univers de MÉ incertaine où l'atone se nourrit de tonalités éclectiques et des résidus de réverbérations lourdes afin de préparer le passage d'un fougueux mouvement du séquenceur qui soulève les poussières laissées derrière les séquences houleuses de Dawnwind.

Depuis que j'ai découvert son univers, MINDSTORM est mon album préféré de Phrozenlight. Le synthésiste Hollandais sort de son style ambiant pour offrir une texture musicale pesante et pleine de rythmes qui permutent avec lourdeur, entre les sinuosités métallisées des débuts de Klaus Schulze, jusqu'à la puissance des séquenceurs de Redshift. Un très bon album, avec des longueurs qui pourraient agacer quelques auditeurs. Mais des longueurs qui sont de belles mises en scène à une musique aux rebondissements lourds et sans appels. Comme Dreamland, on peut trouver cet album sur le Net ou en contactant Phrozenlight via son site Bandcamp

Sylvain Lupari (10/09/09) *****

SynthSequences.com

On peut obtenir des informations au Phrozenlight Bandcamp

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