• Sylvain Lupari

TANGERINE DREAM: Encore (1977) (FR)

Updated: Sep 26, 2020

“Encore est un précieux témoin de cette unique ambiance de magie qui irradiait des concerts de Tangerine Dream à cette époque”

1 Cherokee Lane (16:19)

2 Monolight (19:54)

3 Coldwater Canyon (18:06)

4 Desert Dream (17:30)

Virgin Records

(CD 71:49)

(Berlin School)

Durant les années 70, les concerts de Tangerine Dream étaient uniques. En raison de la délicatesse des équipements analogues, le trio Allemand improvisait chaque soir un nouveau spectacle. Oui, certaines lignes de rythmes ou d'harmonies se rapprochaient, mais Tangerine Dream était à l'aise dans ce contexte que le trio dompte depuis 1974. Ainsi Franke, Froese et Baumann transposent les essences de Stratosfear, et même Phaedra, dans des rythmes furieux construit autour de percussions électroniques et séquenceur. Ces rythmes supportaient la rage des synthés, claviers et mellotron, de même que l'approche assez rock de la guitare d'Edgar Froese. ENCORE est l'archive et le témoin de cette furieuse tournée Nord Américaine, dont j'ai eu la chance de voir à Montréal, qui démontrait que la MÉ était plus qu'un musique flottante non identifiable.

Un étrange vent métallique et spectral soulève les particules sonores d'une lugubre ambiance sibylline. L'intro de Cherokee Lane plonge dans un univers sonore syncrétique où des lignes de vieux orgues ténébreux flottent et s'entrecroisent dans une valse pour âmes errantes. Elles se perdent dans le rythme dandinant d'une douce séquence, parfumée des douces couches du mellotron rêveur de Baumann. Erratiques et titubants, les accords du séquenceur embrassent une tendre ligne flûtée et une chaleureuse ligne de basse, guidant Cherokee Lane vers un violent rythme lourd, bien attendu et fort prisé d'une audience qui se souvient des premières lourdeurs du séquenceur de Cherokee Lane. Rythme lourd sur une ligne basse percutante, Cherokee Lane laisse entendre une habile fusion des albums précédents Phaedra et